Déc 10, 2018, 08:17 am

Nouvelles:

La résurrection d'un forum pour la migration d'une communauté ! New settlers have arrived !

[On s'emmerde alors AAR] Choose your character.

Démarré par Notaproblem, Avr 24, 2018, 05:07 am

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Notaproblem

C'est rigolo, parce-que dis-toi que j'étais en train de fractionner le chapitre quand j'ai reçu l'alerte indiquant qu'il y avait eu réponse alors que c'était le truc auquel je m'attendais le moins au monde jvhap

Mais en vrai sens-toi libre de faire des réactions ou de poser des questions, j'aime bien savoir les réactions des gens ou répondre aux questions.

Je fais pas psycho' pour rien, hein ?

Edit : Enfin bref chapitre !
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Notaproblem

Déc 05, 2018, 01:35 pm #166 Dernière édition: Déc 05, 2018, 11:01 pm par Notaproblem
Chapitre 23 : (Kayte) L'Ange Pleureur

Spoiler: MontrerCacher
...quoi ?

Ca faisait déjà un moment qu'il courait, maintenant. Le temps qu'il se décide à trouver une solution, il avait eu le temps de presque remonter jusqu'aux laboratoires, et elle ne s'était en aucun cas calmée ! Pas qu'il ait le problème ridicule des organiques à manquer d'endurance, mais il commençait à trouver le temps long. De plus... La solution de Phyro était nulle à chier !

"...j'te sens un peu sceptique. J'vais te poser une question : Pourquoi c'est toi qu'elle a pris en chasse, à ton avis ?"

Une centaine de possibilités fleurirent instantanément chez lui. Il écarta les plus ridicules, telles que "Jouer à chat avec lui" et "Lui parler des effets de la dérivation galactique sur le long-terme", et se concentra sur les plus probables. Il en écarta 4 en tout.


1 : Elle me court après parce-que je suis le plus bruyant du lot.

C'était bien le but de la manoeuvre, mais la théorie se retrouve infirmée d'une simple manière : C'est la guerre civile dehors ! Ma planète ! Ils ont foutu a feu et à huile ma planète ! Si ils touchent le palais je- Suivante.

2 : Elle veut résolument et délibérément me flinguer mon âme. Je m'en tartine le régulateur, j'en ai une !

C'est une possibilité envisageable. Sauf qu'elle n'est clairement pas en état d'avoir des actions délibérées. Elle hurle des phrases qui sonnent faux. Elle ne me menace absolument pas consciemment. Non, elle est dans son monde, là.

3 : Elle veut juste blesser le premier truc qui bouge et faire un carnage.

PLEASE. C'est pas Glastonlade qui me course ! On parle d'Ayaap, et même dans cet état, son instinct reviendrait au galop en même pas deux secondes. Ce qui va probablement pas l'empêcher de me pourrir. Mais cette misérable chose ne cherche pas à mal et est encore plus rigide qu'un automaton sur ce fait.

4. Elle veut juste me dire quelque-chose.


En prenant un brusque tournant, profitant de son épaule pour prendre de l'élan sur le rebond d'un ancien arsenal militaire, il résolut l'énigme. Il prit une tout autre route, la direction qu'il prenait menait aux anciens centres de rééducation. C'était bourré de pariahs enfermés, là-dedans. C'était pas l'endroit idéal.

"Plus ou moins maladroitement, et plus ou moins violemment. D'où ma conclusion..."


...pile. Tu vois, c'est ça, le problème avec toi ! Tu arrives toujours à des conclusions efficaces, mais qui ne font jamais aucun putain de sens quand tu oses les émettre en son ! Mettre les choses dans leur contexte, tu connais pas, stupide créature ! C'est pas un hasard si personne ne t'écoute, insignifiant psychopathe ! T'aurais juste pu me le dire plus tôt et nous épargner tout deux beaucoup, BEAUCOUP de temps !

"Ca c'était pas possible et tu vas comprendre pourquoi !"

Pourquoi ne pouvait-pas le di-

Une possibilité lui arriva très vite en tête, écartant instantanément toutes les autres :

1 : Il le fait exprès pour me faire chier.

T'es un abruti misérable, Phyro !


Phyro s'impatienta quelque-peu :

"PUTAIN MAIS PILE, FILS DE PUTE ! TU VAS PILER, OUAIS ?"

L'ordre soudainement hurlé fût instinctivement suivi, tandis que le Dox augmentait sa vitesse de traitement des informations. Non seulement suivi, mais également suivi d'un *CHTONK* suivi du bruit d'un bouclier malmené et d'une sensation d'impact dans son dos. Au ralenti, il vit du coin des caméras deux bras dépasser de chaque côté de son torse avant de repartir en arrière.

Phyro ironisa :

"Ouais, j'aurais dû me douter qu'un impact a 50km/h était envisageable..."


MAIS GROS CON ! MICROSCOPIQUE MOLLUSQUE CÉRÉBRAL !

"Elle va s'en remettre ! T'inquiète pas, je la connais bien ! En attendant, maintenant que t'es perdu dans la ville avec elle, je te souhaite bonne chance !"

Mais je fais quoi, moi, maintenant ?

"Gros, t'a réussi à déterminer une partie du problème tout seul, et Deadlock a réussi à déterminer la seconde. Tu dois être au courant, je suppose. Je sais pas trop comment ça fonctionne, votre base commune. Enfin bref, j'te fais confiance ! Je finis les derniers détails et- AAAH MAIS QU'IL EST CON CE -"

C'était épuisant.

Et le voila, a devoir s'occuper de la prêtresse, qui continuait malgré tout de convulser de rire au sol. Elle semblait toujours autant malsaine, mais, en réalité, peu agressive. Elle essayait juste d'établir le contact visuel et tendait un bras, en vain, comme pour l'agripper.


Joyeuse petite chose. Donc... Bah, c'est évident. Entre Deadlock qui l'a brusquée et les terriens qui l'ont harcelée, même un enfant serait capable de la prévoir !

"Allez, heu... Sensible créature. On rentre. Vous en avez assez vu comme ça."


Il entreprit de la prendre dans ses bras. De toutes façons, elle n'aurait jamais voulu d'un caisson de transport. Elle pesait lourd. Même pour lui. Mais dans la pratique, il ne fatiguait pas, donc...

Elle rigolait toujours comme une maniaque.

Mais ça s'arrêtait là.

Le phénomène Psi de ses yeux trahissait le fait qu'il n'allait pas directement rentrer chez elle.


"...on va rentrer au labo. C'est l'endroit le plus proche. Elyseum pourra te soigner ça, je te le promet. Ne t'inquiète pas, je veille au grain. Tu pourras dormir, là-bas."

Elle rigolait toujours autant. Ce qui sous-entendait une seconde variable à gérer.

J'irai en toucher deux mots à la Terre, d'ailleurs.

"Hurle tant que tu veux. Moi aussi, je suis sidéré par les efforts déployés par toute la galaxie pour te prendre pour un monstre."


La réplique fit mouche. Elle s'arrêta quelques secondes, avant de reprendre de plus belle.

"Et c'est faux. Tu n'est pas plus un monstre que moi ! En réalité, tu n'est pas plus menaçante qu'une Soeur de Miséricorde, et devant le danger, tu possèdes les moyens de te défendre. Non, mieux ! Devant toute cette vermine apeurée, tu possèdes juste les moyens de te défendre !"

Elle rigolait de manière différente. Ca semblait se calmer, l'hystérie faisait place à quelque-chose qui frôlait les larmes.

"Ils ont peur pour eux ! Mais ne t'inquiète pas, je vais tout arranger ! Ils vont te laisser en paix ! Et j'ai déjà un plan, pour ça..."

...un plan en trois étapes incluant le nouvel arrivant du portail qui a occupé mes Doxs et leur a permis de comprendre comment moi je commençais a voir les choses !

Oh, j'ai l'idée du siècle ! Le contrat de la pauvre prêtresse va me permettre de foutre un bordel monumental sur Terre, pour me venger ! L'Outremondien va sauter dedans à pieds joints, et le pire c'est qu'il aura l'impression d'avoir l'avantage moral, dessus ! La Terre va mettre des années à s'en remettre !

Oh, ça va être super !


Pendant ce temps, le rire hystérique venait de finir d'effectuer sa lente mais constante transition, et Ayaap s'était mise à fondre en larmes. Elle était désespérée, ça se remarquait facilement.

Elle pense que je vais devoir blesser du monde, pour ça. Je suis même sûr qu'elle essaie de se convaincre que c'est de sa faute...

"Tout va bien. Je ne vais faire de mal à personne. Ils vont arrêter. De leur plein gré, d'ailleurs. Et vous... Vous allez être capable de dire "non", un jour. Regardez : Une contradiction, pour vous donner espoir. Si vous dites "Non, je n'y arriverai pas". Alors, ça veut infirmer "Oui, j'y arriverai", hein ? Notez comment ce n'est pas un paradoxe."


Une tête stupéfaire et humide lui donnant un regard d'incompréhension tout en essayant de respirer entre deux sanglots fût le seul truc qu'il réussit à obtenir. C'était gênant, il avait l'impression de passer pour un bouffon...

"Ah, bordel, je ressemble à Phyro..."

Awww, regardez-moi cette tête... N'importe qui aurait une crise de conscience ! On céderait volontiers devant ces prunelles !

Mais je ne suis pas n'importe-qui !

Je suis Invictus ! Conquérant de milliers de mondes !

Et même moi, je n'y échappe pas. Voyez son état. Elle me rend triste.

C'est ça, son moyen de défense. Regardez-là. Ses yeux sont tellement remplis d'innocence qu'on ne peut QUE culpabiliser, quand on tente quoi que ce soit contre elle.

Morgana ne pleure jamais. Morgana n'a jamais pleuré de sa vie, d'ailleurs. Elle s'est toujours contenté d'oblitérer la source de ses problèmes. Mais au fond d'elle, la vie des autres lui importe également. Les êtres gazeux qu'elle n'a pas pu sauver en sont la preuve. Elle cherche a avoir le meilleur des autres. Elle veut les voir irradier au même niveau qu'elle.

C'est elle qui nous tire tous vers l'avant. Elle déteste nous voir échouer. Elle déteste échouer. Elle est un bien meilleur mentor qu'Ozgär ne l'a jamais été. Elle ne cherche pas a être au dessus de tout le monde. Elle veut juste (Comment ne pas la comprendre ?) qu'on soit à son niveau.

La pauvre créature avec sa queue blottie entre ses jambes, c'est différent. Elle ne veut pas motiver les gens. Elle veut les aider. Aveuglément.

Il y'a quelques années, j'en aurai rien eu a foutre, à part tirer pour en tirer un avantage tactique. Là est l'occasion de presser des demandes. De pousser l'offensive tandis qu'elle peut commettre des erreurs.

Tactiquement.

Mais je leur ressemble, désormais, aux organiques.

Moi-aussi, j'ai désormais des sous-programmes spontanés. Je ne fais plus qu'imiter les leurs.

Un contact prolongé change les gens. Et ce qui se déroule veut dire une chose simple.

Empathiquement, ça veut dire qu'elle désespère de voir un jour les gens arrêter de lui sauter dessus. Elle veut juste avoir la paix. Aider les gens, leur faire avoir la paix à eux aussi. Ca, et régler son problème de scission. Pouvoir blesser quelqu'un est nécessaire, des fois. Penser à soi également. Elle passe sa vie à se dévouer aux autres, et les autres en profitent bien trop, à mon avis.

Tout le monde essaie de lui demander X ou Y sans contrepartie, tout le temps. Pour être honnête, j'ai même pas mis de prime sur son contrat.

Sa réponse m'assurait juste qu'elle n'avait plus rien à offrir aux gens.

Et même comme ça, ils essaient d'en prendre PLUS.

Et c'est pas juste.

La guerre n'est pas sensée être juste, certes.

Mais c'est pas la guerre, ça. C'est sa vie qui n'est pas juste.

Et les autres non plus ne sont pas justes.

Les décrire comme de la vermine est trop beau ! Je déteste Phyro parce qu'il est hors-contexte et fait aussi bien que moi en partant anarchiquement dans tous les sens !

Mais je déteste encore plus les parasites qui s'agglutinent autour d'elle et tente de la ponctionner jusqu'à son âme !

C'est Morgana qui m'a permis de passer du côté de Phyro ! Mais c'est pas elle qui m'a laissé rester !

C'est Ayaap, qui a défendu sa part du marché ! Pas parce-qu'elle voulait tenir parole !

Parce-qu'elle croyait que je pouvais devenir quelqu'un de meilleur !

Connards de terriens. Toujours à vouloir prendre des initiatives stupides. Hyperactifs. Agressifs. Craintifs.

Même les Colonists ont cessés de l'être, une fois confronté à la Galaxie.

Personne ne touche la créature la plus gentille de toute la galaxie sans en payer le prix. MON prix.

Je marcherai bien sur la Terre moi-même, mais j'ai des pions, pour ça !

...hé, si je suis capable de penser ça, ça veut dire que Phyro avait tort quand il m'a traité de froide merde !

WOUHOU !


Le Karma devait avoir frappé instantanément. A peine la phrase pensée qu'un digne représentant de l'espèce locale trouva moyen de sortir en titubant d'un hangar à pâte nutritive, en sommant d'une voix hébétée :

"Ah, un Dox. Toi, là, enfin... Invi-chose, 'tain ma tête..."

Le Dox roula des caméras en calculant les probabilités d'une telle rencontre, mais finit par trouver une réponse toute aussi débile que la situation :

"Mais qu'est-ce qu'il me veut, le demi-gland ?"

"Ou j'ai foutu mon canon, moi ? Ouais enfin, t'es en état d'arrestation. Bouge pas. J'vais gerber..."

Le type tenait à peine sur ses jambes. Invictus avait les mains prises. Mentalement, il chercha la fréquence de ces deux cons. Finit par la trouver et demanda d'un ton sceptique :

"C'est bien la fréquence d'Alekseï Dantenov ?"

Pas de réponse. Un bruit de fond indiquait néanmoins une écoute.

"Qu'est-ce que vous branl- HÉ, TRUE MAN ! TU M'ENTENDS ?"

"Да."

"Invictus à l'appareil, vous pourriez me décharger un projectile (lourd de préférence) sur environ 8 mètres 10 degrés sud-ouest ?"

"Да !"

Il entendit une rapide conversation qui portait sur la balistique, puis une détonation. Il attendit, observant avec grande attention le terrien, qui luttait pour rester sur ses jambes, en hésitant :

"Ca, ça veut dire que vous vous rendez ? Le ciel soit-"

La zone fût soudainement frappée par un nuage de poussière dont l'épicentre semblait être le terrien. Quand celle-ci retomba, Invictus, blasé, constata que le "projectile" était une tourelle de char s'étant arrachée de son châssis, désormais posée sur son canon à quelques centimètres du terrien. Ces deux glandus avaient tiré un peu trop loin.

Non. Le terrien, médusé, vit la tourelle en équilibre faire un bruit de grincement, et commencer à pencher dans sa direction.

L'occupant sortit, s'intéressant à peine à la destruction ambiante ni à sa situation, et, tout en retirant le sang du terrien et la poussière de son équipement de tankiste, salua le groupe d'un :


"By jove ! On a même pas heurté le silo ! Tu t'améliores, True Man ! Veuillez nous excuser pour cette méthode peu conventionnelle, nous ne disposions pas d'obus adapté pour ce lob !"

"Ce n'est rien, Blake, ce n'est rien... Merci d'être passé en coup de vent."

Le type s'offusqua instantanément :

"Jonas "Platypus" Blake, deuxième du nom !"

Invictus n'en avait plus ou moins rien a foutre. Il régla sa caméra droite sur "messagerie", et envoya le message suivant à la boss :

"Tout est réglé. Je l'installe, et je vais me recharger."

L'intercom' répondit :

"Merci. Je vais suivre son conseil et me relâcher un peu. Je suis fatiguée, moi aussi."


Platypus était déjà parti, en emportant la tourelle avec lui.


"...vous partez déjà ? Vous vous êtes à peine reposé, vous êtes sûr d'être en état de pouvoir tenir dans un tel établissement ?"

Kayte venait de finir de préparer le matériel qu'il lui restait. De toutes façons, il n'avait pas réellement envie de dormir...

"Bah, c'est juste un bar ! Qu'est-ce qui peut aller de travers, dans un simple bar ?"

Il eût comme début de réponse une mine blasée et un roulement des yeux devant l'évidence :

"Tout, Kayte. Tout. Surtout avec ces sauvages aux commandes."

Soudainement, Valéria se ravisa :

"Vous êtes responsable, après tout. Tâchez de ne pas rentrer dans un état plus que lamentable. Pendant ce temps, je vais en profiter pour trouver autre-chose que cette carapace. L'ensemble est bien pratique et empli de bonne intention, mais... Vous connaissez le raffinement, vous. Vous voyez de quoi je veux parler !"

Oui, il voyait ! Le tout n'était clairement pas élégant ! Ni la carapace ni les jambières n'auraient jamais pu passer dans n'importe lequel de ses conseils d'administration. Il ne se voyait pas lui-même porter ça. Le tout avait une couleur de nécrose, ressemblait à une armure grossière, faisait des cliquetis dégoûtant en bougeant, et ne mettait probablement pas à l'aise en s'asseyant.

Lui n'aurait pas été sous son plus beau jour, dedans.

La xéno non plus.

Elle était, dans le plus pur cliché, une elfe. Pure et dure. Les signes indiquant que ce n'était qu'une apparence et une simple coïncidence par rapport à la norme du folklore terrien étaient sa voix, qui sonnait hardie et sûre d'elle, contrairement au bordel mélodieux et serein qu'il attendait d'un truc du genre. Son déplacement, auquel il se serait attendu avoir quelque-chose de léger et délicat se voyait en réalité être plus droit, autoritaire et royal que même son paternel à lui. Son regard, la connerie pleine de sagesse et autres trucs d'une créature vivant depuis Seigneur sait quand, émanait, en réalité, et depuis des iris grisés un profond jugement. Il avait l'impression qu'elle jugeait et critiquait du regard les moindres détails qui avaient le malheur de passer dans son champ de vision. Lui, son goût vestimentaire, son bureau, son four/lit, en parfaite opposition avec le regard d'incompréhension de sa première rencontre. Même sa chevelure, qui, selon les normes du folklore, aurait été légère comme une brise de printemps ou un bullshit du genre se voyait être une volumineuse et assumée queue de cheval comme celle du cambrien qu'il avait aperçu en arrivant ici, et qui retombait, contrairement à celui-ci, très lourdement sur son épaule droite tandis qu'une bande capillaire en excédent faisait le tour de sa tête comme un bandana, dégageant son front.

Et, évidemment, son immense coup de griffe en travers de la gueule qui ruinait le portrait, mais pas tant que ça, tout compte-fait.

Ca le rassurait, d'une certaine manière. Elle avait une présence quelque-peu écrasante rien qu'en restant immobile, et la blessure lui rappelait qu'elle n'était qu'une mortelle, au fond.

Il l'aurait vu avec un bordel d'archidiacre, un vêtement d'impératrice, un truc du genre.

PAS une carapace la faisant passer pour un cloporte.


"Assez discuté, Kayte ! Rentrez en forme, et pas trop tard ! Vous comme moi avons un retour à effectuer !

Il partit, plein de bonnes intentions.

L'établissement fût plutôt simple à trouver. L'endroit était une auberge classique en bois bardé de blindage avec un gros signe néon indiquant le nom de l'endroit en bleu et jaune. Les règles étaient sur la porte d'entrée. Avec un décodeur dans la main droite, et avec peine, il finit par réussir à traduire le panneau :

-L'Ange Pleureur est un terrain neutre. Marks peut et ira faire buter vos proches si vous osez violer cette règle.
-La soirée doit se finir sans regrets, ni pour vous, ni pour ceux qui vous accompagnent. A la moindre plainte vérifiée, votre résistance au 250mm également.
-Le patron est très compréhensif. Mais il a également des frais à payer. Si il peut vous faire une fleur, ne prenez pas ça comme acquis.


Je commence à comprendre sa popularité. Mais ça veut aussi dire que je ne pourrai pas recruter quelqu'un de bourré. Si il venait à cafter, c'est ma carafe qui va sauter !

La ligne en dessous était rajouté au feutre manuellement :

-Pas d'exceptions. Je m'en branle que vous soyez influent, surpuissant, omnipotent ou que vous ayez l'ami d'un ami qui. Si je dis "non", c'est non !


...on parie que la dirigeante échappe à la règle ?

Une deuxième ligne était rajoutée, un peu plus nerveusement :

-Arrêtez de me dire que les deux duos ne respectent pas cette règle, c'est faux. L'un me ravitaille en alcool et matériel, et l'autre doit être le meilleur garant de neutralité que j'ai jamais eu de toute ma carrière. Bossez autant qu'eux ici, et on reparlera.


Forcément. Ca amène quand-même une contradiction : Si ils sont garant de la neutralité, ils ne sont plus forcément neutres, hein ?

En gros, en dessous, était écrit une dernière consigne d'une écriture rapide et excédée :

-C'est Dusk qui choisit quand elle vient et avec qui elle repart, comme n'importe quel client ! Arrêtez de me demander sa compagnie, elle ne bosse pas ici !


Ok là ça devient réellement ridicule. C'est dire qu'il en est rendu au point de mettre une précision pour une personne seulement !

Sauf qu'une fois rentré dans le bar, il se rendit compte de plusieurs détails, en plus des goûts musicaux du propriétaire :

Il n'avait pas d'amis pour lui filer des tuyaux, les groupes étaient déjà bien formés, il n'avait AUCUNE idée de comment engager la conversation avec des chasseurs de primes endurcis, la majorité des clients avaient soit des armes, soit une gestuelle qui ne lui inspirait pas confiance, il n'avait pas réellement de nettes perspectives d'avenir et n'avait aucune idée des moeurs de ne serait-ce que de la moitié des races du bâtiment.

Même les humains semblaient différents.
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Notaproblem

Déc 05, 2018, 01:36 pm #167 Dernière édition: Déc 05, 2018, 05:36 pm par Notaproblem
Ce groupe discutait avec un papillon XXL d'un artefact posé sur la table, qui semblait vrombir quand on lui versait de l'eau dessus. Il comprit le peu de termes techniques d'économie, et réalisé qu'ils s'apprêtaient à fractionner le bénéfice de la revente de l'artefact à quelque type. L'utilité de la relique, ça, il aurait pas su dire. Par contre ce qu'il avait compris était que ces gars-là devaient être les probables descendants des colons du far-west vu l'aventure racontée, parce-que clairement ils n'avaient pas froid aux yeux. Les types avaient un fort accent américain, à peine dissimulé par son traducteur. Apparemment, les artefact aliens étaient légions dans la galaxie, et leur chasse semblait alimentée en permanence par la dérivation galactique mettant à jour toujours plus de secteurs cachés, non accessibles aux armadas militaires mais dont les micros trous de ver restaient accessibles aux vaisseaux équipés pour réussir le voyage retour. Certains aventuriers arpentant l'Outremonde semblaient tirer un bon prix des reliques post-mortem.

Remarquez, je pense pouvoir parler en connaissance de cause en prétendant avoir une côte sur le marché de la relique...

Ceux-là parlaient avec un accent russe, et certains mots ne semblaient pas vouloir se traduire. Ils semblaient frénétiques, gueulaient un mot sur deux, et devaient, vu la maquette posée devant eux, se préparer à une guerre totale et cataclysmique. Ou alors ils faisaient une partie de Warhammer sur plateau, mais ça l'étonnait quand-même fortement. Il nota, cependant, le nom de quelques fabricants de matériel d'assaut, en particulier des véhicules de combat. Delektron semblait faire du matériel fiable et bon marché, axés sur les lasers, mais peu spécialisé. La Venture Co. semblait faire une Bessle et créer une gamme de fouisseurs et de marcheurs organiques peu pratiques d'utilisation, capables de changer de forme en cas de besoin. Un couple de mécanos cambriens vendaient du bordel adapté a la haute mer, et récemment à l'espace, capable de fonctionner en synergie avec les possesseurs de talents. Et il existait également un dernier fabricant de véhicules en tout genre, taillé sur mesure et exceptionnellement efficace pour peu qu'on passe EXACTEMENT la commande de ce qu'on cherchait dans ses moindres détails : La Colony Drop. Malheureusement pour lui, le paiement pour une pièce d'équipement là-bas semblait souvent se réaliser dans des contrats dont les détails lui rappelaient furieusement les histoires d'Ayaap... Donc, dans la pratique, il n'était pas chaud pour passer commande. Pour l'instant. Et apparemment, les, heu... Le groupe qui discutait, se faisant appeler originaire du "Spartak" se démerdait bien, également, en construction de chars.

Pendant ce temps-là, un groupe d'asiat' se faisait silencieux, passant la grande majorité de leur discussion sur des intercom' à une vitesse hallucinante, sans dire un mot tandis que des africains presque tous intégralement équipés de la même armure qu'avait Valéria semblaient modifier la matière d'un bac de plantes en agitant leurs doigts dessus, tels quelque marionnettistes. De par son silence, ce groupe semblait le plus dérangeant du lot. Les asiatiques semblaient cybernétiques jusqu'à la moelle, et les africains semblaient... Différents. Des détails clochaient, avec eux. Celui-là tordait sa main dans un sens impossible. Lui semblait pouvoir étendre son cou. Le dernier semblait pouvoir s'étirer bien trop en arrière.

Un groupe d'humains rentra dans le bar et alla s'installer en face des américains, apparemment appelés "Manhattans", tandis que les arrivants répondaient au nom de "Santa-Maria". Ceux-là semblaient bien, bien connaître et muscler leur jeu, car ils avaient un jargon technique que Kayte n'avait vu jusque-là que chez des économistes de très, très, TRÈS haut niveau. A tel point que lui-même ne comprit plus réellement les enjeux du dit-artefact.

Pendant ce temps-là, deux types discutaient sur une table. Sauf qu'il n'était pas réellement dupe : Comme lui, eux écoutaient les conversations. Le premier avait un fort accent anglais, le deuxième semblait parler allemand.

Et le restant du bar était constitué d'aliens tous plus détendus les uns des autres en train de faire usage de quelque pouvoir magique dans un but de récréation, et là il ne comprenait réellement plus rien.

Frustré d'être autant en retard sur les informations, il se tourna vers le bar et salua le nain aux commandes qui lui répondit :


"J'vous ai jamais vu, par ici, vous ! Mais, et je me plante rarement sur mes clients, je pense que je vous reverrai avec un tout autre air sur le visage sous peu !"

C'était peut-être vrai. Peut-être pas.

Son Ego le poussa vers la première option. Le réalisme de la situation lui fit dire au barman :

"On verra bien ! En attendant, filez-moi le premier truc qui vous passe sous la main, j'ai eu une dure journée..."

Tout en lui tendant un verre de ce qui ressemblait à s'y méprendre à du bourbon, mais en un poil plus violent, il constata :

"Malin de votre part, ça... Y'a des avantages, je suppose !"

Y'en a aussi...

Enfin. Il n'aurait pas su dire combien de temps il avait passé à tester différents fluides et semi-solides. C'était son premier jour. Il avait été tiré d'un portail, accueilli brutalement par des robots lui ayant broyé ses espoirs de revenir à la normale, supporté les histoires sordides d'une xéno en double, nettoyé un manoir rempli d'espèces conscientes empaillées et d'organes en jarre, éprouvé la vision d'une xéno se faisant méticuleusement viviséquer, transporté ses restes dans un sac mortuaire à destination d'une ruche d'insecte et supporté l'équivalent d'Internet version organique.

Dans les bons points, il avait recruté quelqu'un. Et il avait un verre en face de lui.

La console de commande devint silencieuse. Le barman, un nain plus tatoué qu'un poulpe et enculant allègrement la loi Evin à l'aide d'une pipe droite permettant de détacher les yeux de Kayte de l'immense paire de favoris blancs qu'il arborait, grommela et remit une musique après avoir inspecté sa clientèle, avant de dire d'un ton chaleureux, inhabituel pour un nain :


"Parce-que je vois bien que certains ici ont mauvaise mine, c'est pour vous celle-là ! Z'avez dit venir de la Terre, hein ?"

Kayte, posé sur le bar, regarda le nain et lâcha un rapide "Merci.", constatant que le ton enjoué était sûrement là pour l'aider à se remettre des événements. Il était concentré sur sa boisson. Sauf que...

...ça ne servait à rien. Il n'arrive pas à se soûler. Depuis son arrivée, ça avait été scandale sur scandale sur scandale. Lui qui avait vécu des siècles avait réussi à rattraper le côté traumatisant d'une vie en à peine un jour. D'abord à son retour. Puis dans ce vaisseau, à écouter les histoires de l'autre timbrée. Puis dans son nouveau manoir. Puis chez les Seekers. Et maintenant, il devait prendre en charge quelque xéno nommée Valéria qu'il avait vu se faire exécuter devant ses yeux parce-que... Parce-que...

Parce-qu'en une journée, lui qui refusait auparavant l'aide des gens et rejetait même le concept même de relation amicale avait compris à la dure qu'il était bien loin de chez lui et aurait donné n'importe-quoi pour que quelqu'un puisse le guider dans cet enfer qu'était devenu la vie au quotidien. Cet univers n'était clairement, CLAIREMENT pas fait pour lui.


"Ah, vous faites pas de bile, Kayte ! Vous finirez par vous y faire, ici ! Vous êtes de la même trempe que l'intégralité des clients de mon bar !", commença le propriétaire de l'Ange Pleureur. "Regardez le type au fond. Lui, il est venu ici quand son monde aquatique s'est pris une ère glaciaire, et maintenant il bosse  chez les gars de Cody en tant qu'aquanaute ! Tout le monde peut faire quelque-chose de ses dix doigts, dans cet endroit ! Vous serez pas différent, vous verrez ! Et en plus, ici... On ne peut être confortablement détendu que dans un endroit où on est confortablement installé, eh ?"

Tout le monde parlait-il toujours autant, ici ? Oui. Tout le monde parlait toujours autant. Kayte se contenta de grommeler et d'essayer de vider son verre cul-sec, tentant de surprendre le coma éthylique qui ne venait pas.

La porte s'ouvrit, derrière lui, provoquant un rapide silence le temps que les gens identifient le nouvel arrivant. Lui ne se retourna pas. Le barman lâcha un indice sous la forme de :


"Ah, bonsoir, mam'zelle !"

La voix, qu'il identifia comme la prêtresse, sortit un :

"'soir... J'viens squatter (encore, je sais...) pour passer une annonce chez les Nagyari, puis les Rethells. J'voulais pas montrer le côté "Vintage" du centre de commandement..."

Quelque-chose n'allait pas. Ce n'était pas le ton serein mais enjoué de l'extravertie religieuse qui servait de psy planétaire. Ce ton-là était plus... Inquiet. Fatigué. Sarcastique.

Il se retourna. C'était pas la prêtresse. C'était l'autre. La chef de guerre, ou quel que soit son titre qui changeait selon l'interlocuteur. Morgana. Celle qui traînait avec le... Le "Gardien" marginal, là. Celui qui avait lâché la Terre au pire moment. Elle était parée pour le froid, et se trimbalait avec, devait-il l'apprendre plus tard, une tenue reliquat de son espèce. Un ensemble de chasse en cuir souple conçu pour tenir modérément des chocs, mais surtout orienté sur le de la pure discrétion. L'artisanat sanguinaar consistait en deux couches de cuir contenant des micropoches de gaz lourd permettant l'annihilation de toute émission de bruit, sans sacrifier l'équilibre. Soit elle n'avait que ça à se mettre, soit elle venait de cambrioler quelqu'un.

Elle le vit et sortit un sarcastique :


"Oh, salut Kayte. Déjà pris les bonnes habitudes, à ce que je vois ?"

Il décida de pousser un soupir, fit un signe de la main et reprit un autre verre. Une bonne chose que les services soient gratuits, ici. Une planète de gauchos n'a pas que du mauvais, pour un déchet comme lui.

Le barman répondit à sa place :


"Oh, vous en faites pas pour lui. Il tire la gueule, mais au fond ça se voit que ça l'amuse d'être là. Faites comme chez vous ! Tant qu'il y a de la pub' et des nouveaux arrivants, moi, ça me va !"

"Merci.", fit-elle d'un ton soulagé, tel quelqu'un qui venait de se voir offrir le gîte lors d'une tempête.

Le barman eut un sourire chaleureux et désigna l'écran géant dans le coin de la salle :

"Ah, mais c'est tout naturel ! Ma clientèle à explosé en nombre quand j'ai passé le direct de l'arène ! Vous êtes une merveilleuse présentatrice, vraiment fourbe avec les candidats ! Vous avez pas peur de les décourager ?"

Tiens, y'a ça, ic- Évidemment qu'il y aurait une arène ! Je devrais regarder, ça va m'être instructif...

Elle rigola :

"Ahaha, c'est le but. On parle de l'arène du dernier regard, après tout. Et on y venait pas pour survivre, on y venait parce-que plus personne voulait nous avoir en propriété et qu'on servait plus a rien ! Je ne connais que trop bien cet endroit, après tout. Et puis... On parle de l'Axiome, ja ? Quel piètre painmistress je ferais si ils n'avaient pas un challenge digne de ce nom ? Bon, excusez-moi, mais je dois faire vite. J'ai encore une visite de courtoisie à effectuer, et c'est moins marrant que de diriger une arène."

Elle posa le matériel. Il consistait en quelques dispositifs d'enregistrements braqués sur une table, dont la caméra donnait sur le comptoir ou il était. Elle s'assit à la table, révisa ses notes, demanda une chope de "Frappe de forge" grand format. Bût une ou deux gorgées du mini-tonneau qui lui avait été apportée...

"...aaah, putain la Frappe de forge y'a que ça de vrai !"

Kayte demanda, en regardant l'espèce de liquide rougeâtre et doré à l'intérieur :

"Ca a l'air... C'est quoi, les composants ?"

Le barman le renseigna très vite :

"Spécialité naine ! Vous me prenez un demi-lingot de fer, vous le broyez dans une cuve de magma, vous solidifiez le tout. Une fois la mixture posée, vous me mixez tout-ça avec un bon malt et vous demandez à un type ayant une affinité avec le métal de revivifier le tout. Il rendra la boisson mi-liquide, mi-solide, et vous aurez l'impression de boire du fer fondu. Qui tabasse et qui n'a aucun danger pour votre estomac, mais qui décomposera quand-même votre foie !"

Si elle peut en boire, je peux ! C'est pas létal, je prends !

"Filez-m'en un !"

La boss le regarda, amusée :

"Hah ! On devrait faire un concours, mais je perdrais mon temps ! Quel dommage..."

...et commença son dialogue.

Elle semblait avoir changé de personnalité. La maussade était devenue la nostalgique. Le contenu du dialogue consistait en une requête personnelle envers les Nagyari pour faire abstraction du passé et renouer des relations avec le reste de la galaxie. Il sembla durer 15 bonnes minutes, pendant lesquelles elle était concentrée telle lui, quand il passait des publicités ou des annonces vitales.


"snip snip snip..."

Le bar était un peu moins bruyant, durant cette interview. Tout le monde la fixait des yeux, intéressé par les répercussions possibles de ce probable changement géopolitique. Le barman dit à Kayte :

"Vous voyez les clients ? Ils espèrent tous un accord commercial, ou un nouvel empire où avoir des mises à prix. Personnellement, je pense que les Nagyari ont besoin de temps. Leur histoire est compliquée, vous savez ?"

Mh. Sa manière de parler également. Elle n'est pas faite pour les discours. Elle arrive (encore heureux) à faire sauter nombre de ses hésitations au moyen d'un humectage de lèvres au lieu du très voyant "Euuuh" du débutant, elle semble chercher ses mots son regard regarde pas assez la caméra et vagabonde trop, elle galère a se souvenir de ses notes, et, putain de merde, même de là je comprends que ses battements de queue indiquent qu'elle n'est clairement pas dans son environnement !

"snip snip snip..."

Kayte répondit :

"Ca va pas être concluant, je pense. Elle galère trop, avec ce genre d'exercice. On m'aurait mis devant la caméra, même sans connaître mon interlocuteur que le deal aurait déjà été résolu. Elle ne donne pas assez l'impression de savoir où elle va, ça va être mauvais pour ses affaires."

Le barman haussa les épaules :

"Vous ou elle, on parle des Nagyari, hein. Ca m'étonnerait même que son interlocuteur regarde le direct."

Ah merde, elle fait ça en direct en plus ! La pire connerie ! Changeons de sujet, je me sens mal, pour elle !

"...ca ressemble à quoi, un Nagyari ?"

Le barman répondit :

"Un espèce d'humain avec les oreilles pointues. Avec des pouvoirs cambriens, mais en plus dirigés. Ils peuvent miraculer une tache, une seule. Pas un domaine entier. Sauf que eux, ils le font bien. Si vous tombez sur un Nagyari qui balance des boules de feu, attendez-vous à ce que ce soit du bon pyroblast qui va décimer des foules. Le genre dont le champ zéro réussira à le stopper seulement quand son porteur et la garnison derrière aura déjà flambé."

C'était une Nagyari, chez lui, du coup ? C'était quoi, son domaine ? Mais d'abord...

"C'est quoi, un champ Zéro ?"

"Un truc que vous n'aimerez pas. Dérivée des colliers Zéros, ça nullifie les émanations psychiques de leur propriétaires et les dérivés. Vous êtes outremondien, vous. Si vous foutez les pieds dans un champ, attendez-vous à devoir retirer votre stabilisateur, où vous allez très mal le vivre. Ne vous en faites pas, ça laisse une espèce de flou, sur les bords de son périmètre. Vous apprendrez à les remarquer très, très vite."

"snip snip snip..."

Kayte pensait que c'était l'alcool qui lui jouait des tours, mais non. Ce bruit était bien réel. Il n'entendait que ça. Il essaya de deviner la provenance. Un instinct en lui, celui de l'ancien homme d'affaires, toujours avec un coup d'avance, resurgit. Cet instinct qui lui avait fait acheter cette mine de diamants. Celui qui lui avait fait prendre le Nigéria par mercenariat. Celui qui lui avait fait construire le vaisseau destination Charon. Mais... En plus réel. En plus... Palpable. Il regarda le barman et lui dit :

"Vous entendez ces bruits, vous aussi ?"

Le barman le regarda :

"Quoi ? Les chopes ?"

Non, pas les chopes !

"snip snip snip"

Kayte insista :

"Un espèce de grattement. Quelque-chose se fait ronger..."

Il cligna des yeux. La plinthe située en dessous d'une table murale cé

"La plinthe de votre bar se fait ronger !"

Le barman le regarda, et répondit :

"Vous êtes bien stabilisé, vous ?"

Kayte montra son sceau. Répéta :

"Un truc ronge la plinthe ! On est pas seuls !"

Son discours semblait incohérent. Mais il l'ouvrait suffisamment fort pour que le bar se retourne vers lui. Le barman constata la situation, son sceau, regarda la population, fixa Morgana. Elle le fixa en retour, ne s'attendant visiblement pas à avoir une perturbation extérieure et attendant visiblement un signal. Il lui transmit quelque signe de tête. Le silence était tombé. Morgana reprit son speech, mais pour dire :

"...je reviens. Je reviens vite."

Sans même éteindre la caméra, elle se leva et rejoignit le bar sans un bruit. Les clients devenaient nerveux, et commençaient déjà à sortir des armes. Elle demanda au barman :

"Putain, il se passe quoi ?"

Le barman désigna Kayte. La sanguinaar reposa la question, nerveuse, les dents serrées :

"snipsnipsnipsnipsnipsnip"

"C'est quoi ton intuition ? T'es augure, maintenant ?"

Kayte avait l'impression d'être victime du plus grand syndrome de Cassandre de l'univers. Il se leva calmement mais prestement de son tabouret et répéta :

"Madame, je suis au regret de vous annoncer que des possibles hostiles sont en train de-"

"snipsnipsnipsnipCR-CRRAAAAK"

Trop tard.

La plinthe borde- WOW C'EST QUOI CA ENCORE !

La plinthe située en dessous d'une table murale céda. Le groupe se retourna subitement, abandonnant Kayte des yeux et regarda les deux occupants qui tentèrent de s'extirper de leurs sièges, juste avant de se retrouvés empêtrés dans un liquide blanchâtre, et commencèrent à se tirer dessus et donner des coups de masses dans la texture.

C'était pas un liquide blanchâtre ! Ca grouillait trop ! Des insectes étaient en train de leur grimper dessus ! Des innombrables larves blanches étaient en train de leur grimper dessus !

Le premier client fit une téléportation Psi, laissant ses envahisseurs sur place. Le second, regardant son partenaire, tira une tête horrifiée, puis, tandis qu'il se faisait vastement submerger, adopta une mine sévère et sortit une grenade au phosphore.

La seconde d'après, plus rien.

Nerveusement, il chercha à contacter quelqu'un. Il pensa à la Nagyari qui traînait chez lui. Ou elle. Enfin, qui squattait son squat'.


Mais je peux vraiment lui faire confiance ? Ils n'ont pas l'air d'avoir bonne réputation...

Certaines, ici, avaient plus confiance envers leurs proches, semblerait-il.

"...t'arrives ? Ouais, ok, parfait ! On va essayer de tenir ! Y'a pas grand-monde dans le bar pour combattre des essaims ! Fais vite !"

Le plus frappant fût le groupe d'asiatiques et d'africains, qui commencèrent à sortir des armes de leurs implants et coordonner leurs ordres dans un concert monotone et mécanique d'un calme jurant avec la situation pour les uns, tandis que les autres venaient de pousser des feulements insectoïdes et amorçaient des métamorphoses de leur propre corps pour en arriver au même résultat. Kayte n'était pas prêt. Voir le bras de quelqu'un se couper tout seul en deux dans le sens de la longueur pour transformer ses deux paires de doigts isolés en canon à acide n'était pas une vision qu'il était sûr de pouvoir trouver normal, un jour.

Ni ça, ni celui qui venait de sortir un deuxième cerveau de son thorax et s'amusait à émettre des décharges électriques depuis celui-là.

Le type qui venait de voir son bras gauche s'étendre au delà de toute mesure pour former un bouclier osseux recouvert d'acide tandis que son bras droit devenait un dégorgeoir de bile semblait presque modéré.

Les asiatiques n'étaient pas mieux. Celui-là venait de transformer ses deux omoplates de métal en batterie de lance-missiles. Son grand pote venait de ramener ses deux bras mécaniques devant lui, formant désormais une batteuse stationnaire mais ô combien généreuse en plomb. Le troisième pianotait toujours sur son intercom', semblant calibrer ses deux congénères tout en semblant leur servir de système de caméra extérieur à lui tout seul, à la vue des drones qu'il relâchait depuis une trappe de son abdomen.

Le restant des Colonists se firent plus modéré.

Les Manhattan, apparemment, venaient de sortir un arsenal plutôt classique d'armes cinétiques en tout genre, dans le domaine des fusils et des pompes. Leurs armes se virent renforcés par des modules aliens. Le fusil à pompe n'avait plus besoin de la pompe. Le SCAR de celui de droite tirait des balles qui ricochaient de larve en larve. Le papillon utilisait un fusil sonique qui émettait un hurlement en cône. Ils n'avaient pas l'air de spécialement se donner d'ordres et restaient à peu près groupés.

Leurs interlocuteurs, les Santa-Maria, avaient sorti une collection d'armes purement exotiques dont lui-même n'arrivait pas à déterminer l'utilité, mais apparemment ce qui ressemblait à un fer à souder était capable de tirer des ondes de choc broyant la marée blanche tandis qu'un bâton relâchait un rayon qui provoquait une explosion contrôlé à son extrémité au bout de deux secondes de concentration.

Les Spartak étaient les plus bruyants de tout le bar. Ceux-là venaient de sortir l'artillerie lourde. La vraie. Eux ravageaient la zone à grands renforts de minigun, lance-flammes, auto-canons, et l'un d'entre eux était en train de matérialiser un exo-squelette composé de deux immenses fusils à pompe. Ils semblaient mener un combat acharné contre leurs armes pour savoir qui de l'opérateur ou de l'arme ferait le plus gros boucan.

Pendant ce temps-là, le français et l'anglais étaient en communication. Ils semblaient ne rien avoir à foutre du combat ambiant. Soudain, le français hurla :


"C'est bon, je sais d'où ils viennent, où est leur brouilleur et ce qu'ils veulent faire ici !"

La sanguinaar sortit son intercom' et pianota dessus en murmurant :

"Vous ne sentirez rien... Juré..."

Étonnamment rapidement derrière, elle triompha :

"Ah bah ce qui fût à vous est désormais à moi ! 12 secondes pour pourrir leur brouilleur et faire s'écraser leur navette de transport ! Y'a un truc qui cloche, par contre. J'aurais jamais dû réussir, ils étaient bien trop blindés. Y'a quelqu'un d'autre qui était en train de ravager leur système avant même mon arrivée !"

Tandis que les premiers assaillants larvaires accusaient un certain manque de résilience, d'autres prirent leur place en passant par dessus le cadavre du type. Morgana et le barman sortirent un fusil Tesla pour l'une, des Molotovs pour l'autre et commencèrent à foutre la misère à la marée blanche pendant que le restant du bar se répartissait la défense générale et redoublait de vigilante pour vérifier l'état des autres murs. Une autre brèche se forma, rapidement incinérée par un type ressemblant à un stickman doté de psi pyrocinétique, qui n'hésita pas à blaster la vague d'une surprenante marée de boules de feu. Les larves sautèrent sous l'impact des boules, et retombèrent dans les alentours du trou, mortes. Un de ses collègues envoya une bouteille de Vodka sur place. La bouteille se brisa, libérant son contenu qui acheva, en comburant, de barricader ce trou. Ca gueulait ses ordres dans tous les sens, l'organisation et la hiérarchie improvisée se mettait en place dans un chaos dirigé. L'endroit commençait à sentir la chair cramée, et la décomposition.

Merde, la sortie ! La sortie la plus proche ! Je dois- Non. Nononononon !

Le... Le type...
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Notaproblem

Déc 05, 2018, 01:36 pm #168 Dernière édition: Déc 07, 2018, 02:02 pm par Notaproblem
Intuition lancée à voix haute de la part de l'outremondien :

"Il y a un type à la porte ! Ne le-"

Un type, visiblement mal en point, passa la porte. Il sembla se tenir le ventre, et tituba vers le bar en implorant :

"Dehors... Il y a... Dehors... Sonnez l'a-"

"JE SAIS R'CONNAÎTRE DES JEUNES SOUS UN IMPER' QUAND J'EN VOIS, GAMIN !"

Kayte sursauta en voyant le pauvre bougre se faire oblitérer par quelque calibre extrêmement massif, alors qu'il était à mi-chemin de Morgana. Le haut de son corps partit vers l'infini et au delà tandis que le bas, en explosant, relâcha une nouvelle horde de saloperies qui piquèrent un rush monstre vers la détentrice du fusil tesla. A peine les deux témoins eurent le temps de l'alerter qu'elle avait déjà effectué un bond et s'était réfugié, grâce au matériel de sa tenue, sur le plafond. Collé dessus, elle se fit une joie de cramer les larves restantes en bas. Sauf que...

Le plafond fit un bruit peu rassurant. Kayte voulu faire un geste, mais trop tard. Le faux-plafond imitation bois céda sous le poids combiné de la sanguinaar et d'une horde de saloperies réunies en un seul point nodal, a dessus d'elle. Elle s'effondra au sol, deux mètres et demi plus bas, avec en accompagnement des planches de bois, mais pire : Une nouvelle marée de saloperies, comprenant presque instantanément qu'elle était désormais offerte sur un plateau.


"MERDEMERDEMERDEMERDE !"
"Non ! NON !"

Elle tenta de se relever. Dégagea les planches de bois, et cligna des yeux avant de comprendre que ce n'était pas qu'une impression : Une horde de ces saloperies s'adonnaient à l'activité "Escalade sur victime", désormais. Elle tenta de dégager les larves de son visage avec sa main, uniquement pour voir cette dernière recouverte de ces merdes, tout comme son bras d'ailleurs. Essaya de sortir de la zone avant de comprendre être bloquée par les débris, tentant, dans une panique ordonnée, de dégager les décombres. Trop lentement.

Kayte, le plus proche, sauta sur l'occasion de gagner en faveurs et tendit une main pour tenter d'arracher la chef de guerre de là, pour la retirer très promptement quand le groupe de larves le plus proche de lui tourna subitement la tête vers son offre d'aide en guise de prévention, sous les yeux plutôt compréhensifs de la victime. Sentant le danger arriver vitesse grand V, il se rétracta de quelques pas et entama en catastrophe sa liste d'objets à la recherche de quelconque objet d'une utilité générale, tandis qu'elle hurlait :


"PHYRO ! TU BRANLES QUOI ? PHYRO ! PHY-"

Et meeeerde ! Ca part vraiment hors de contrôle, là ! Je ne suis pas armé, moi ! jvpeur

Kayte était sur les nerfs. Le restant de larves venaient d'atteindre le pire point d'accès, et, sous les yeux horrifiés de la victime, venaient de réinventer le terme "Gorge profonde". Morgana ferma les yeux, se boucha le nez et tenta de recracher les envahisseurs : Impossible. Trop nombreux. Du point de vue de Kayte, c'était autre-chose. Il voyait la sanguinaar avoir des spasmes et tenter de recracher le tout, comme lors d'une noyade. Finalement, prise de maux de ventre, un spasme la fit se plier en deux, permettant à ENCORE PLUS de ces saloperies traînant au sol de venir. La totalité du bar assistait à la scène, impuissant. Le barman beugla :

"SORTEZ-VOUS LES DOIGTS, LES MECS ! LA BOSS MEURT, LA !"

Sauf que personne ne pouvait faire grand-chose, à part un meurtre de miséricorde. L'inventaire fût implicitement fait :

Un gars capable de cligner des yeux en regardant abasourdi la boss mourir à dix centimètres de lui,

Un barman avec un pompe surcalibré,

Un pyromane,

Un type capable de se téléporter de manière uniquement personnelle,

Un gars qui semblait manipuler le verre,

Un autre capable de manipuler les fluides,

Beaucoup de porte-flingues en tout genre,

Les hybrides d'assaut mécanique et biologique,

Et des types dont le Psi était tellement inutile qu'ils n'avaient même pas voulu l'utiliser...

Le tout dans un bar qui se faisait violemment submerger de toutes parts et dont les défenseurs commençaient à fatiguer.

Nan, elle allait vraiment mourir !

Kayte augmenta le niveau de son calme. Ce calme glacial qu'il avait tant connu au moment de devoir faire quelque grave décision. Tenta, sereinement, de trouver une solution. Tirer sur la boss n'était pas une bonne idée. Lui foutre le feu non plus. Il n'avait pas grand-chose. Puis...

Il vit le client, celui qui s'était fait exploser au phosphore, se relever. Il était totalement carbonisé, sans-doute devait-il avoir quelque-artifice pour sur-

Nan, fausse alerte ! Il venait de choper son collègue par la jambe et entreprenait de dégorger à son tour une multitudes de parasites. Kayte, en analysant méthodiquement la scène, en arriva à une conclusion. Il ne comprenait pas comment il ne l'avait pas déduit plus tôt :


Ce sont définitivement des Mind Worms. Ils ont beau être pathétiques, sans gueule et ressembler à des asticots de pêche...

Une saleté de Mind Worm reste une saleté de Mind Worm.

Et ça, je peux y remédier.

Une horde de bestioles, venues d'à travers la porte principale, que les survivants débordés avaient grand-mal à contenir, se précipitèrent sur lui pendant que le cadavre de Morgana semblait spasmer, au sol. Avec un stress parfaîtement maîtrisé, il fit dérouler le menu de son transmatière, jamais rangé :

Compilation Jazz
Portrait de Patel
Portrait de la tarée
Portrait du bro'
Portrait du maoïste
Blaster à résonance
Poster "Employé du mois"
Doigt #1 Kayte Best Boss Forever
Disque dur externe
Four/lit de l'alcoolo russe
Bordel de l'ancien proprio 1
Bordel de l'ancien proprio 2
Bordel de l'ancien proprio 3
Bordel de l'ancien proprio 4
Bordel de l'ancien proprio 5 (A FAIRE IDENTIFIER)
Bordel de l'ancien proprio 6 (A FAIRE IDENTIFIER)
Bordel de l'ancien proprio 7 (A FAIRE IDENTIFIER)
Bordel de l'ancien proprio 8 (A FAIRE IDENTIFIER)
Bordel de l'ancien proprio 9 (A JETER)
Bordel de l'ancien proprio 10 (A JETER)
Bordel de l'ancien proprio 11 (A JETER)
Bordel de l'ancien proprio 12 (A JETER)
Bureau
Chaise
Matériel informatique
Intercom'
Tenue d'Axionaute
Carte a crédits énergétiques
Calepin de faveurs
Carnet d'adresse
Carte de visite de moi
Carte de visite de la prêtresse
Mug "I love my interplanetary conglomerate"
Balai Kayte Inc.
> Balise MindWorm
Repas du midi
Quatre-couleurs
Notes de frais
Feuilles blanches
Piles
Piles AAA
Coutelas de Patel
Bureau
Poster de moi
Enseigne de Kayte Inc.
Costume Kayte Inc.
Set de fringues en charpie de la xéno
Dessins d'Energetic (A JETER EN PRIORITÉ)
Puce mnémonique
Puce mnémonique 2


Commençant à être lui-même la proie des larves, il resta d'un glacial calme et accepta la commande.

La sacoche commença à faire un bruit d'ébullition et ramena une espèce de masse noire brillante au niveau de sa main. Puis, soudainement, changea radicalement de forme et de solidité et ce fût une espèce de sphère ronde en deux parties qui finit dans sa main. Il déclara, serein :


"Kayte and Sons vous remercie de votre achat."

Tourna la sphère tel un minuteur et lança le bordel.

"...passez une agréable journée !", conclut-il avec une tête incarnant le stoïcisme à son paroxysme, tel un chef d'entreprise venant d'annoncer une liquidation surprise à l'un de ses pairs.

Elle atterrit près de l'entrée, en amorcant un "Muuuut, muuuut, muuuut" strident, imitant le cri d'un Mind Worm de Charon.

Un a un, les insectes le laissèrent en paix. Puis, par groupe, toute la force d'invasion fonça vers l'objet, abandonnant les corps encore non-animés de leurs victimes, tels des gamins sur un marchand de glaces. Même les pantins s'y mettaient, et titubaient bien moins agressivement vers la sphère. Ca avait marché ! Il venait de sauver la situation !

Il venait de faire une faveur monstre avec la boss !

...

...merde.

...non. Trop tard. La boss était bien morte. Avec un flot ininterrompu d'asticots blancs sortant de son cadavre, certes, mais morte quand-même.

Non ! Elle bougeait encore. Du moins, elle eût un spasme.

Elle devait être possédée par ces merdes. Il commença à armer son pistolet pour faire une miséricorde quand le barman l'interrompit d'un :


"Tire pas, gamin. Regarde."

...non, elle ne fixait pas la balise. Pas obsessionnellement, en tout cas. Prit appui sur une main. Sur l'autre. Plia un genou, puis l'autre. Se remit à quatre-pattes. Vomit une flopée retardataire de ces merdes. Se mit à genoux, et finit de se relever. Kayte la regardait, pas confiant DU TOUT. Elle avait les yeux aussi bleus que ceux de la prêtresse, quand il était encore devant le portail. Aussi bleus que ceux d'Elyseum, quand elle avait pris son apparence. Mais... Irradiant le cyan tel un putain de phare. Son visage était crispé d'une pure grimace de rancoeur et de vexation. En expulsant le restant des parasites, désormais attirées plus par la balise que par leur sabotage interne, elle regarda le tas de larves agglomérées sur la sphère et poussa un hurlement bien, bien plus rageux qu'un master d'E-Sport, avant de sortir une couteau tronçonneuse, s'ouvrir le ventre, et, contre toute attente, sortir son estomac et balancer l'organe qui explosa sur la balise, libérant ce qui semblait être des oeufs de ténias en puissance. Menaça, le visage horrifiant, le ventre ouvert et vivante contre absolument toute attente :

"C'est moi, et moi seule, qui déciderai de mon sort ! J'aurai la peau tannée du dwamak qui m'a fait ça, et je l'aurai avant la fin de la journée ! UNE PINTE A CELUI QUI ME LE TROUVE !"

Quelqu'un releva le défi. La porte d'entrée se re-fit malmener tandis qu'un nouvel arrivant tituba vers la balise qui commençait à tomber à court de jus. Confus, il leva la tête et chargea la source lumineuse en face de lui.

Celle-ci avait transmatièré une armure plus hermétique.

Elle semblait vielle, cette armure. Elle semblait plutôt lourde, mais pas excessivement imposante. Elle était constituée de plaques posées de la même manière que l'armure de Valéria, mais... En plus mécanique. Une rétro-ingénierie, sans doute ? Le tout donnait l'impression d'une carapace intégrale allant de la tête au pieds, surmonté d'un casque à visière rectangulaire. Après réflexion, il se rappela en avoir vu un gros paquet. Sauf que les modèles qu'il avait vus entreposés étaient en noirs, eux. Celle-ci était blanche aux extrémités marron, tandis que le haut de son dos indiquait en noir "SURVIVE".

La propriétaire de cette dite-armure bondit sur son adversaire et le percuta de plein fouet d'un grand coup de casque dans sa tête à lui. Profitant du fait que son adversaire commençait à reculer sous le choc, elle reprit appui sur son pied droit et saisit son adversaire par l'épaule et la cage thoracique qu'elle entreprit d'ouvrir en chargeant du côté de son épaule, tout en tirant dans la direction opposée de l'autre main.

Le bestiau n'était pas d'accord. A moitié sonné, il entreprit d'envoyer sa salve de merdes a peu près vers son agresseur pour un résultat absolument nul, les larves n'arrivant pas à passer l'armure blanche en plaques serrées. Le jet tourbillonnant de saloperies, confuses quant à leur dispersion, virent leur journée se finir chaudement tandis que le restant du bar assistait, amusés, à l'exécution.

Toujours était-il que la chef de guerre, désormais rouge et blanche, n'était pas d'humeur à le laisser finir et entreprit de démolir la trachée du dégorgeoir pour être bien sûre qu'il ne puisse plus jamais recommencer sa connerie avant d'enchaîner sur un grand coup de pied dans son genou, pour enfin propulser son adversaire au terme d'un balayage afin de pouvoir plus simplement gratifier son thorax désormais ouvert d'une grenade à percussion. La sphère libéra une boue blanco-verdâtre qui finit de purger le destinataire de toutes formes de vie, tandis que la survivante du duel était déjà en train de brandir la tête du décédé en rigolant, visiblement très satisfaite et fier du résultat. L'intonation, bien trop prononcée, était clairement là pour narguer d'éventuels renforts. La théorie se vit vérifiée lorsqu'elle claqua furieusement un :


"SUIVANT !"

Sa queue, dépassant de l'armure, battait comme un métronome de droite à gauche, ralentissant au moment de changer de sens. Le mouvement était régulier, et plutôt fascinant. C'était bien le seul truc mesuré de toute la scène.

Sans rire, je... Je voudrais que ça se calme... Y'a un moment où ça se calme, par ici ? jvpf

Semblait que non, vu que, une fois le restant des larves désorientées cramées par quelque molotovs et clients déchaînés, la porte, décidément peu respectée, se fit enfoncer par un immense titan ressemblant à Deadlock, mais organique, venait d'arriver en poussant un hurlement inhumain, ayant emporté avec lui deux autres de ces pantins mutilés au delà de toute mesure. Il était composé d'une immense masse musculaire, et ressemblait à un gorille, mais en armure blanche taillée presque sur mesure pour ce cas présent. La bête écumante constata l'ampleur des dégâts d'un regard inattentif, vit la sanguinaar, et...

Une série de bruits de grossissements musculaires et de tendons claquants commencèrent à avoir lieu. L'armure se plia pour s'adapter, se dé-plia, se redéploya sur ce qui semblait être une version XXXL et désormais debout de Phyro, écumant comme jamais, dont l'apparence était cachée par son armure de Gardien. Celle-ci avait des traits bleus, délimitant les jointures. Sur l'avant de l'armure traînait un sceau montrant un vaisseau quittant l'orbite d'une planète s'écrasant dans son soleil, tandis que le bras non-mécanique arborait une reconstitution de grande éclaboussure de sang qui remontait jusqu'à l'avant-bras. Ou peut-être que c'était du vrai, au choix. L'amure semblait pulser de vagues rougeâtres.


C'EST PAS SE CALMER, CA ! C'EST PAS DU TOUT SE CALMER !

Oh putain qu'il me soûlent, tous...

Je voulais JUSTE avoir une fin de soirée tranquille ! QUEL FILS DE PUTE DOIS-JE CREVER POUR AVOIR LA PAIX ?

...

Kayte, Kayte, Kayte... Les années t'ont appris bien mieux que de céder au premier accès de colère...

Lui, comme la majorité du bar, semblait être devenu écumant. Certains ne tinrent pas le choc et s'évanouirent sur place. D'autres commençaient à agresser leur prochain. Phyro et Morgana se regardaient, visiblement peu affecté par la situation. Soudain, le mastodonte parla :

"Chaque chose en son temps, les enfants. D'abord, te stabiliser. Ensuite, je passerai mes nerfs. Garder le meilleur pour la fin et tout le reste et oh putain le meilleur va être génial ! J'ai tout prévu. J'ai ramené les BONS acteurs."

"Je le veux vivant ! J'ai mes nerfs à passer, également !", confirma Morgana.

"Oh, ça va être BIEN MIEUX que vivant, crois-moi...", assura ce qui semblait être Phyro.

"Eh ben eh ben, vous êtes décidément prêts à tout pour me faire de la peine... Te rappelles-tu de ton deal, au moins ?", fit une troisième voix féminine et cliquetante.

Morgana regarda l'arrivante, Phyro, l'arrivante, et mit deux plus deux ensemble :


"Attends, si ELLE elle est là, et qu'elle a un deal, alors ce qu'on chasse, c'est..."

Phyro, victime d'une gestuelle passablement énervée et optimisant toujours plus sa masse corporelle, eût un sourire et anticipa la récompense finale :

"Oh, oui... Et je peux certifier que son futur jouet est... Là bas !"

Sans prévenir plus, il arma son bras, qui semblait être une immense batteuse lourde adapté à sa taille. L'arme surdimensionnée émit un bruit de chauffe, puis dans un feu de bouche bien trop grand pour le bien des yeux de tous démolit à grand renforts de ce qui semblait être des cartouches explosives un pan du mur du bar sous les yeux blasés du nain, et chargea l'ouverture sous les yeux d'une silhouette qui prenait déjà la tangente en direction des ruelles en voyant le bulldozer débouler tandis que celui-ci chargeait l'agresseur au cri de guerre de :


"BIEN LE BONJOUR VEUX-TU BIEN RESTER DEUX MINUTES POUR PARLER DE NOTRE SEIGNEUR A TOUS MA PATIENCE LIMITÉE ?"

Les deux individus étaient rapides, et très rapidement la plus grande majorité du bar étaient déjà sur leurs talons. Restait Kayte, le barman et... La voix cliquetante. Il se retourna vers la provenance des cliquetis réels : C'était, semblerait-il, une Nagyari. Du moins, il n'était pas vraiment sûr. Valéria était une Nagyari portant une carapace Seeker. Celle-là... Semblait être à moitié Seeker, elle-même. Une grande majorité de son corps était composé d'une carapace, sa mâchoire inférieure était constituée de deux mandibules, ses cheveux étaient courts, lisses et semblaient êtres placés de sorte à accorder une grande importance aux modifications insectoïdes de son visage, et ses yeux étaient deux orbites complètement noires. Il n'était pas à l'aise quand elle s'approcha, curieuse :

"C'est vous qui avez orchestré ce show, avec ce petit appareil technologique ? Intéressant !"

Faisant mine de rien, il tenta de voir le positif de la situation :

"Ah, quelqu'un qui daigne me parler ! Nwabudike Kayte, enchanté. J'aur-"

"Fyria Ventori, enchantée !"

"Oh, oui, excusez mes manières, je ne suis pas dans mon assiette."

Elle sembla encore plus amusée :

"Pour quelqu'un dans la zone de rage du sujet numéro un d'A-1, vous vous en sortez plutôt bien ! Certains n'arrivent même plus à mettre un pied devant l'autre ! Vous devez être le possesseur d'une grande discipline... J'aimerais tellement vérifier..."

Elle se penchait bien trop près. Ses yeux noirs ne laissaient transparaître aucune émotion, mais son sourire chaleureux, lui, puait l'arnaque à dix kilomètres à la ronde. Reculant un peu, il sortit par réflexe :

"Wow calmez-vous, j'ai pas les moeurs locales, moi ! Aidez-moi plutôt, et expliquez-moi qu'est-ce qu'il se passe."

Son sourire devint authentique quand elle répondit :

"Oh ? Vous êtes le maître du stade, voila tout ! Tout le monde serait mort avant-même notre arrivée, sans vous ! Soyez-en fier ! Votre grenade, là... C'est captivant... Fascinant, hypnotisant, même ! Permettez que je la prenne ?"

Interlocuteur : Insectoïde apparemment surpété mentalement. Dire "Non". Répercussions : Pas envie de tester.

"Servez-vous..."

Elle saisit la balise, tenta de la rallumer. En vain. Autonomie limitée. Déçue, elle demanda :

"Ah, quel ennui ! Le spectacle ne peut décidément pas s'arrêter là pour vous ! Votre outil vous offre une victoire facile, sur ces fascinants annélides ! Profitez-en ! C'est une opportunité de célébrité gratuite !"

Célébrité ? Gratuit ? Pourquoi j'y suis pas déjà, moi ?

Il sortit à la poursuite du groupe, l'hybride lancée sur ses talons, commençant sa course-poursuite dans un dédales de ruelles appartenant à une race désertique. Des peaux de cuir pendaient sur des fils, des réservoirs de liquides traînaient ça et là, dans la nuit. La rue était, conception pariah oblige, droite. Mais le bordel des nouveaux propriétaires rendaient le tout nettement moins navigable. Une certaine dose de parkour était demandé, mais heureusement pour Kayte, certains clients étaient nettement moins adroits que lui, mais nettement plus volumineux, pulvérisant les possessions des locaux sur leur passage. Ce n'était pas un problème, car au passage de Phyro, les habitations vomissèrent encore plus d'Axiomes enragés. Ce qui était une course-poursuite de sortie de bar finit bien vite par virer à l'émeute en chasse à l'homme.

Il aperçut, dans une des maisons, un champignon sortir, visiblement fatigué. Se rendre compte de la situation. Rentrer en catastrophe. Entendit un fracas monumental à l'intérieur avant de le re-voir sortir équipé d'une combinaison hazmat de la tête aux... Racines ? Trucs qui lui permettaient de trottiner, en tout cas, équipé de ce qui semblait être un lance-spores et un cri particulièrement énervé.

Le groupe tomba, en chemin, sur quelques cadavres encore remuants d'organiques tels le piège du bar. Certains levèrent la tête, grillant leur ruse, quand Kayte renvoya une deuxième balise sur une intuition. Il alla pour en prendre une troisième : Pas assez de matière dans le sac. Merde. Néanmoins, la distraction permit aux clients de savoir qui incinérer pour passer. En réalité, ils incinérèrent le tout sans distinction de race, sexe ou religion à la seconde où l'un de ces trucs bougèrent. Kayte demanda :


"Les gars ? J'suis à sec pour les balises ! Pt, Fe et Ca, ça rime à quoi ?"

Trois-quatre clients se retournèrent, et une pile de lingots tomba à ses pieds. Les clients reprirent leur course. Kayte sortit par politesse un :

"...merci ?", ignoré de tous.

Se retrouvant de nouveau derrière le groupe à galérer la dématérialisation des lingots, il entendit une voix étouffée qui capta son attention :


"C'est toi qu'a ces balises de merde, hein ? Viens vois par là..."

PLONGER EN AVANT !

Le plongeon réflexe fût effectué juste à temps pour sentir un truc coupant lui frôler le dos, de peu. Au sol, il se retourna, tout en transmatièrant le sabre d'abordage de Patel, pour tomber contre un humain. Le type portait un lourd masque à gaz, et abattait déjà un nouveau coup de ce qui semblait être une lame-tronçonneuse.

Par réflexe, il para maladroitement la lame avec son sabre d'abordage.

Les deux lames s'entrechoquèrent. C'était stupide, la lame de l'humain allait forcément-

Les deux adversaires regardèrent incrédule la chaîne du couteau sauter sur le sabre qui, de son côté, semblait ne rien avoir subi du tout.


BLOQUER SON AUTRE BRAS !

Lâchant son sabre, désormais inutile vu sa position de faiblesse, il eût juste le temps d'agripper le bras de son adversaire qui lui braquait une arme à feu a la gueule. Alors qu'il s'attendait à la détonation, fermant les yeux...

...il les rouvrit en entendant un craquement suivi d'un cri bien trop aigu, bien trop surpris et bien trop long pour être un cri de guerre.

Il constata la scène : L'humain, reculant en titubant, tenait avec son bras droit le moignon de son bras gauche. Le masque à gaz n'arrivait pas à dissimuler son état de choc. Kayte sentit quelque-chose, pesant sur lui, alors qu'il se relevait : Le bras de l'humain.

Deux choix s'offraient : Le faire prisonnier, lui poser des questions.

Il n'avait pas réellement la compétence pour ce faire. Il était lui-même paniqué, et ne savait absolument pas comment appréhender quelqu'un.

Buter le type.

Gâchis monumental.

...un troisième choix s'offrit à lui :


"SAISISSEZ CE TYPE ! IL EST VIVANT, LUI !"

Il entendit, tandis que l'humain capitulait, au sol, un bruit de course vers lui. Apparemment, son combat avait attiré l'attention du monde.

C'était peut-être pas le bon monde... Il se releva en vitesse pour voir l'humain se faire blitzer la gueule par un golem colossal en roche marron, dont la majeure partie était lissée et arborait des pointes recourbées. Il portait, sur lui, une armure verte bien, bien lourde et bien, bien hexagonale. Le golem entreprit de mettre KO la victime, et regarda Kayte en demandant :


"...on se connaît ?"

Il jugea l'interlocuteur, qui finissait de placarder un collier sur son adversaire. Non, il s'en serait rappelé.

"...non, je pense pas."

Le golem n'était pas de cet avis :

"Si, si ! Dans la ruche ! Vous étiez venu ramener un cadavre ! J'étais le patient !"

Le monde était petit !

"Oh merde, ouais ! Tenez, ça sera plus formel : Voici ma carte !"

Le gaillard le regarda, prit sa carte. Transmatièra la sienne.

Kargnaj', chasseur de prime (quelle surprise), opérateur de forage, et naturaliste. Bossait pour une compagnie nommée la Vague Systémique. Joyeuse créature.

Relevé, Kayte entreprit de fouiller les armes du type. Son couteau était mort. Le golem commenta :


"On en fait plus depuis 40 ans, des comme ça ! Ca passe même plus les armures..."

...Kayte vérifia les composants de son sabre d'abordage. La surprise fût de taille : Il l'avait caché, le Patel, qu'il avait renforcé le tout avec l'alliage des Usurpateurs ! La seule raison de pourquoi il n'avait pas juste tranché net le couteau ni la cible était juste que... Ce sabre était émoussé au delà de toute mesure ! Rapportant son attention sur l'humain, il entreprit de vérifier son flingue qui était, au grand étonnement de Kayte :

"...un putain de Colt 1911 ? En des années d'évolution, vous en êtes restés au Colt ?"

Le type était trop mal en point pour répondre. La blessure semblait, après inspection, avoir été causée par un broyage de l'os. Le tout ressemblait à... L'oeuvre d'une pince de crabe ? Bah, peu importe. Kayte n'était pas réellement calé en armes à feu, mais lui-même déterminait que ça commençait réellement à dater pour être utile. Le plus cher de toute la prise était... Le type lui-même, en vérité. Il s'en assura :

"On en fait quoi, de ce con-là ? Son matériel est à chier, même moi je m'en rends compte ! On fait comment, ici, dans ces cas-là ?"

Kargnaj' rehaussa son casque. Semblait lui aussi confus :

"On devrait filer ça à un interrogateur, si on voulait vraiment en tirer un truc, mais j'ai pas de contacts viables, pour ça ! Je suppose que vous en avez pas non plus ?"

Trois noms lui vinrent en tête :

"Éventuellement Ayaap, ou Deadlock, ou euh... Valéria Sunslayer, ça vous dit un truc ?"

Le golem avait pouffé de rire au premier, s'était crispé au second, avait carrément reculé de dégoût au troisième, en entamant :

"Si je la connais ? Cette pute à causé l'effondrement de mon continent ! Comment vous avez-"

Il mit les indices bout à bout, et commença à se montrer nerveux :

"Ok, alors... Où est-elle ? Vous avez trois secondes, et ensuite je me fâche !"

La tentative était mignonne. Kayte n'était pas le dernier des connards en négociation :

"Alors dans cet ordre : Elle bosse pour moi. Toute tentative d'agression envers elle, ma personne, ou tout individu ou possession affiliée sera soumise au regard des autorités. Ensuite : Vous m'avez vous-même dit je cite : On ne juge pas. Ce qui , je vous le rappelle à votre bon devoir, reste le cas, et est, actuellement, d'une ironie flagrante, compte-tenu que le contenu de mon sac était-"

Kargnaj' en pouvait plus. Il serrait et desserrait ses poings d'une manière bien trop rapide pour Kayte, et continua lui-même la phrase :

"-la traînée en question qui dispose désormais d'une immunité en tant que citoyenne de l'Axiome et toutes ces merdes empêchant de régler des comptes, je sais ! Mh..."

Il sembla réfléchir. Fixa Kayte des yeux. Grinça :

"On va voir comment son "Immunité diplomatique" tiendra le choc de sa découverte par l'une ou l'autre des sanguinaars. Vous ne voudriez pas vous faire les pires ennemis de la planète, je me trompe ?"

Du vent ! Du vent, du vent, du vent !

"Je suis un excellent négociateur. Pour moi, toutes choses peut avoir un prix. Ce prix ne sera pas forcément composé de crédits énergétiques. De ce fait, madame Sunslayer semble être quelqu'un de particulièrement compétente ET crainte, et je suis certain d'être capable de tirer quelqu'un de son acabit à mon avantage. Rien de personnel, vous comprenez que les affaires sont les affaires..."

Le golem n'était pas, mentalement, la sérénité même. Mais concéda :

"La Vague Systémique VIT par ce principe. Si ça a de la valeur, ça doit être soumis au marché. Néanmoins, je commence, étrangement, à douter de la capacité de cette doctrine à tout expliquer par des analyses financières."

Garder le silence. J'ai pas besoin d'en dire plus.

Le golem concéda, devant un silence très communicatif :

"...soit, elle est à vous. Le terrien également, est à vous. Je demanderai à QUELQU'UN D'AUTRE de rapatrier cet individu à vos soins. Un "plaisir" de négocier avec vous..."

Il commença à bouger, après avoir empaqueté le terrien dans un espèce de sarcophage, placé à l'arrière de son dos, en rappelant :

"Nous sommes en retard. Bougeons, le reste de la soirée va se dérouler sans nous !"

Kayte regarda la carte de son intercom. Les deux Gardiens étaient... Derrière l'immense convergence de larves en face d'eux, qui ne semblaient pas les avoir remarqués...

Kargnaj' le remarqua également.


"Et merde."
"Bordel."
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Notaproblem

Déc 05, 2018, 01:37 pm #169 Dernière édition: Déc 05, 2018, 07:17 pm par Notaproblem
Le businessman regarda mieux sa carte. La convergence de foule semblait indiquer un détour en arc de cercle, vers ce qui semblait être une grande cour vide. Il pointa du doigt la destination prévue et demanda :

"Y'a quoi là-bas ?"

Le golem regarda de plus près :

"Tu crois que je connais la planète, moi ? On est là que depuis trois mois en comptant les affrontements, hein ! Quoique j'ai l'impression d'avoir déjà vu l'endroit. Si je me rappelle, ça doit être l'académie militaire- Mais je peux me tromper. Par contre, je connais un raccourci qui va passer par un ancien silo à pâte nutritive qui se situe sur notre droite !"

Le silo puait le piège. Et la pâte. Le tout semblait avoir été reconverti en lieu de discrétion. Des câbles muraux n'avaient rien à faire sur les murs. Un chalumeau n'avait aucune valeur dans un entrepôt. Le ciel ouvert faisait effet de cuve et laissait s'engouffrer l'air extérieur. Il faisait bien plus froid à l'intérieur que dehors. Un radiateur traînait dans la pièce, juste à côté du groupe de câbles. Un modèle à plasma. Cependant, le bouton d'allumage était consciencieusement posé hors de portée des liens.

Kayte arrêta son observation là avant de se rendre compte de détails encore plus immoraux. Grand bien lui fasse, car en se retournant vers son compagnon, il entrevit une armure terrienne braquer ce qui semblait être un gros calibre vers-

Le golem vit Kayte du coin de l'oeil, et entreprit une fulgurante corde à linge dans son adversaire, avant de demander, ahuri :


"...c'était qui ?"

"...un connard."

Fouille. Il avait autre chose qu'un M1911, celui-là. Non, son calibre était en réalité un canon à magnétisme, taillé pour ouvrir du robotique. Il disposait en prime de grenades EMP. Le golem commenta :

"Hm. Les laboratoires ne sont pas loin. Si lui il est tout seul, c'est que ça s'est mal déroulé, pour son groupe. Dommage, ils semblaient bien préparés..."

Kayte vérifia, en entendant le terme "bien préparé", le Colt. Regarda les munitions. Elles semblaient émettre une douce lueur jaune. Le golem passa sa tête par dessus. Les deux commentèrent :

"C'est pas une charge normale, ça ?"
"Des balles Psi ? Ca existe ?"

Des balles Psi ? Mais pour quoi faire ? D'ailleurs... C'était quoi, un balle psi ?

Il s'était préparé à quoi, lui ?

Kargnaj' avait, lui, la réponse :

"J'y suis ! Incroyable, ils ont inventé des balles émotionnelles pour essayer de tranquilliser le Phyro ! On aurait pas été là, ça aurait pu marcher !"

Le concept même de pouvoir infliger une émotion à quelqu'un pour le tranquilliser ne faisait aucun putain de sens, mais une chose avant l'autre :

"Mais il faut les prévenir !"

Le golem finissait déjà de taper sur son intercom'.

"Déjà fait."

Une dernière question valait :

"On fait quoi de ce type ?"

"T'en as déjà un, tu vas pas commencer une collection !"

Ouais, nique.

"Le canon magnétique ?"

"J'ai la version au dessus."

Parfait.

"Les balles bizarres ?"

"Découverte établie à 50/50 ?"

Il ne comprenait pas bien. Le golem s'en rendit compte. Se contenta de dire :

"Ca veut dire qu'on va être riches."

"Précisez."

"Hmpf. Si des gens transmatièrent nos douilles, ils vont devoir payer le remboursement de matière à raison de 50/50 vu qu'on est les premiers à établir ça dans la base de données, apparemment. Y'a de l'économie, ici. Enfin, plus ou moins."

"Parfait alors !"

En sortant de l'autre côté du silo, ils déboulèrent sur une vision assez particulière : La rue qui s'étendait devant eux était flanquée de deux rangées de cellules tandis qu'un toit en plexiglas ou autre bordel transparent permettait d'admirer le ciel. L'espèce de tunnel continuait en ligne droite sur une bonne distance, et semblait débouler derrière le barrage de larves qu'il cherchait tant à contourner. Le golem intima :

"Ah merde. Y'avait forcément des enclos devant l'académie. Kayte, si vous tenez à votre corps, tracez en ligne droite et ne les laissez pas vous fracasser contre les barreaux..."

Il remercia intérieurement la prêtresse et ses histoires. Si il n'avait pas à peu près prêté attention, il aurait déjà foncé examiner les occupants des dites cellules de plus près. Ils ressemblaient, de loin, à des humains. Mais, détail ayant son importance : C'était tous des putains de clones. Tous les symptômes du corps réalisé sous clonage y étaient.

En passant dans la rue, il se rendit compte de l'utilité première de la zone : Chaque cellule était en box de deux, dont la rangée de barreaux permettait très distinctement d'entendre les sons des prisonniers, et oh seigneur ça pour être bruyants, ils l'étaient. Coups de pressions, menaces en tout genre... Rien qui ne puisse effrayer un type ayant reçu des milliers de menaces de mort de la part d'individus en liberté pour avoir fait l'usage de l'arme nucléaire et de gaz innervant, quoi. La fenêtre de vision s'étendait sur tout la cellule et ne laissait absolument aucune place à l'intimité. Les boxs étaient flanqués de gauche à droite, avec un espèce de panneau descriptif associé, indiquant, apparemment, l'identité des occupants.

Le début du couloir indiquait des noms pariahs et les crimes associés. Inventés ou réels, ça il n'aurait jamais pu dire, mais les listes étaient longues. Génocide, violences en tout genre, en personne, via commanditaire ou en réunion, tentatives d'assassinats, meurtres, séquestrations... Les panneaux affichaient des détails en appuyant sur le crime commis. Celui-là avait-


Non, en fait non.

Mais, très vite, le récent changement de propriétaire se fit remarquer. Les panneaux cessèrent d'indiquer l'information exacte et commençaient à indiquer leurs anciens propriétaires. Marquage, anecdotes, qualités, défaut, prix estimé.

Ce ne sont pas des cellules ! C'est un marché à ciel ouvert !

"Kayte ! Vous foutez quoi ? Vous comptez acheter quelque-chose ?"

"QUOI ? DE QUOI ? NON ! MAIS ABSOLUMENT P-"

Il comprit trop tard :

"...vous me faites marcher, c'est ça ?"

"C'est même plus marcher ! Bon, bougez ! Notre temps est précieux, et vous aurez bien le temps de revenir ici, si vous vous en sentez l'envie !"

Il ne pouvait pas être aussi détaché ! Le businessman tenta son coup :

"Vous en pensez quoi, vous, de tout ça ?"

Le golem sembla mal prendre la question. Puis sortit une tablette en pierre, la regarda, et la rangea, avant de répondre :

"J'en pense que j'ai tué un de ces parasites dans la peau de mon frère. Je ne souhaite pas en parler."

N'en parlons plus, alors.

L'endroit manquait de... De larves. Il n'y avait absolument aucune cachette possible, ils s'approchaient de l'immense émeute principale, mais... Personne.

"C'est un piège ? Y'a personne, ici !"

Le golem haussa les épaules :

"P'têt juste que les terriens sont pas assez cons pour oser déranger des pariahs en captivité. Au moins ça, de leur part."

Wow, c'était insultant !

"Hé, je viens de la Terre, moi aussi !"

"J'vois ça."

C'est tellement du racisme primaire que ça en passait intégralement pour une blague voulue !

Le tunnel, bien que très bruyant, était bien vide ! La sortie, en revanche, déboulait sur un carrefour en T qui, lui, était rempli à craquer de locaux tous plus enragés les uns des autres oblitérant des hordes de larves et de zombies, ayant apparemment assez évolué pour être capable de (mal) tirer avec des armes à feu. Le golem vit le bordel ambiant, et devint joyeux en aboyant :

"MON ESCOUADE ! Bon, bah ce sont nos adieux, Kayte ! Au plaisir de vous revoir ! JE VAIS DÉCHIRER DU VIANDEUX, MOI !"

Et il le planta là, sur place, tandis qu'il piquait un sprint monstre vers les adversaires qui étaient opposés à son équipe.

Pendant ce temps-là, notre sympathique ex-dirigeant était bien tout seul au milieu d'un bordel chaotique. Ca volait dans tous les sens, il n'y avait absolument aucune cohésion, mais la force brute était du côté des locaux. Le nombre, lui, revenait au bouillon blanc, mais plus pour longtemps, considérant la branlée qu'ils commençaient à encaisser. Les zombies se faisaient fracasser, les tas plus volumineux tentant de se rallier se faisaient sanctionner par des tirs d'artillerie, les bâtiments se faisaient vider de leurs occupants par des escouades de Robust armés jusqu'aux dents, accompagnés de ce qui semblait être des espèces de tourelles sur chenilles équipés de mitrailleuses que leurs opérateurs appelaient "Automatons de combat". Ou "Péniskis"...

Et Kayte, grâce à ses balises, était relativement épargné. Il lui suffisait de lancer un seul de ces trucs pour faire instantanément tourner les affrontements à son avantage.

Il regarda une de ces sphères voler. Elle rebondit sur un lampadaire, atterrit devant un Axiome aux prises avec un espèce d'ogre infesté. L'ogre se désintéressa de son adversaire, et commença a sauter maladroitement sur l'émetteur. L'autre, un espèce de plantoïde à deux têtes, fût pris de court par la perte soudaine d'intérêt de son agresseur. Resta là pendant 3 secondes, le temps de bien comprendre l'ultime insulte dont il avait été victime.

Prit tout son temps pour charger une espèce d'explosion acide et dessouda son adversaire.

Regarda la balise. Scanna la balise. Testa sa toute nouvelle acquisition.

En moins de 10 minutes, les larves étaient malmenées dans tous les sens, ne sachant absolument plus où donner de la tête, partant dans tous les sens tels des petites vagues tandis que les infestés couraient dans tous les sens comme des clébards après une baballe.

Franchir l'immense émeute était beaucoup, beaucoup plus simple, désormais. Sauf que l'immense émeute, justement, ÉTAIT une immense émeute.

Et qu'il s'était perdu, malmené dans le bordel des tanks qui vidaient leurs obus sur des groupes d'infestés ralliés et de sections qui chargeaient leurs opposants.

Il finit par se retrouver dans un bâtiment sombre après avoir sauté pour esquiver la charge d'un tank supra-lourd qui fonçait à toute allure droit devant lui, activant deux immenses lance-flammes tout en étant couvert par une tourelle overclockée qui vidait une marée d'obus explosifs dans un parterre de saloperies, au doux son du pilote russe qui avoinait encore plus d'insultes dans sa langue natale que son artilleur ne vidait d'obus.

De toute évidence, vu comment leur engin slalomait aléatoirement et la non-précision des tirs, ces deux-là ne savaient absolument pas ce qu'ils faisaient.

Il tâtonna un peu, cherchant un interrupteur. Ne trouva rien. S'enfonça un peu plus, dans l'espoir de trouver le sacro-saint mécanisme avant de se rappeler :


Kayte, t'enfoncer dans un bâtiment tout noir, c'est pas une connerie que tu fais ?

Il alla pour sortir quand il entendit la porte se ré-ouvrir. Ca devait être un loca-

C'est un terrien qui va me calculer et vider un tir de mitraillette dans mon buffet !

Sautant sur son intuition toute nouvelle se planquer derrière ce qui semblait être une table, il vit l'individu rentrer, effectivement armé d'une mitraillette, et regarder, lui aussi emmerdé par le manque de luminosité.

Puis activer une lampe de poche au niveau de son arme. Le cercle blanc se balada sur les murs, qui étaient d'un gris industriel brut. Des anciens râteliers d'armes, désormais vides, semblaient joncher les murs. Le terrien semblait sur ses gardes, tout autant perdu que lui-même.


C'est foutu, il va me calculer !

Alors que le terrien commençait à fouiller la pièce, son attention fût captée par une pièce adjacente. Il commença, l'arme braquée, à s'enfoncer dans le couloir.

Là je devrais me barrer, dans la théorie.

Dans la pratique, je vais en profiter pour choper mon arme et fumer cet enfoiré. Moi aussi, j'ai envie de rire !

Transmatièrant son blaster a résonance, il s'engouffra dans un couloir, à la suite du terrien. Son plan parfait fût mis en péril à cause de...

J'ai foutu le pied dans quoi ?

Ca avait fait "squish", c'était apparemment pas vivant, c'était humide et il avait failli se casser la gueule parce-que ça avait dérapé. Resté debout par miracle, il se figea sur place, en essayant de voir si sa cible l'avait remarqué.

Oui. Elle était en train d'effectuer un demi-tour.

Kayte se jeta dans une porte proche, et tenta de se faire minuscule dans la pièce tout autant minuscule. Il trouva une espèce de planche murale, en tâtonnant, et ce qui semblait être un morceau de tissu.

Commençant à comprendre le mode de fonctionnement de la planète, il décida de ne pas pousser plus loin.

Au mieux, il y avait juste du tissu. Au pire, il y avait pire.

Le terrien s'approchait, décidé, et ouvrit la porte...

De la salle juste à côté de lui.


Oh merci seigneur...

"Ah, bah c'était pas vous que je cherchais, mais ça va être une bonne nouvelle quand-même !"

Il avait bien parlé, le terrien. Sauf qu'il parlait à un interlocuteur la salle à côté !

"Bon maintenant ça va piquer un peu, monstre..."

Profitant du hurlement insectoïde une pièce à côté, le businessman en profita pour sortir prestement de sa pièce, et, guidé par les flashs bleus et le bruit d'un tazer, se ramena dans le dos du terrien, occupé à électrocuter quelque-chose, puis...

Un rayon rouge traversa la tête de sa victime. Kayte baissa son arme, et l'obscurité retomba. Sauf pour la mitraillette, désormais au sol, qui éclairait une partie du mur sur sa droite.

Devant le saint-graal, il ramassa l'arme, et faillit se re-casser la gueule quand il sentit un câblage l'empêcher de ramener l'arme vers lui accompagné d'un grognement aigu de protestation.

Du mieux qu'il pouvait, il dirigea la lumière vers la source du blocage.

Le terrien était tombé sur une série de deux câbles électriques de tazage qui sortaient de sa mitraillette. Virant le cadavre, il pût mieux manipuler l'arme et regarda la cible des câbles et l'origine du grognement qui étaiiiiit...

Il demanda, incrédule :


"...madame Ventori ? Qu'est-ce que vous faites ici ?"

L'hybride tenta de se relever. Sembla prise d'une nausée. Gémit :

"Trop de balises..."

"Je vous demande pardon ?"

Il n'eût pour toute réponse qu'un mouvement de main lui faisant signe de s'approcher. La chose faite, elle répéta :

"Trop de balises..."

C'est vrai que. Le principe de cette balise est d'émettre une saturation psychique hypnotisant les Mind Worms et les forçant à se regrouper avant de les mettre KO via ce qu'on pourrait appeler un DDOS mental. Vu la gâchette facile des habitants, la rue doit crouler sous les balises ! Pour peu que les Seekers soient tous reliés à une intelligence centrale tel que les Mind Worms l'étaient à Charon, elle...

Imaginez être un papillon de nuit dans un magasin d'ampoules. Les papillons se dirigent à la lumière.

Avec autant de sources lumineuses, elle doit être psychiquement aveugle, actuellement !

Enfin ça pour moi c'est l'occasion d'accumuler encore plus de score !

"Ahem, je vais vous sortir de là. Comment vous vous êtes retrouvée ici ?"

Il en profita pour retirer les deux épines de tazer fichés dans son torse. Visiblement en proie à une migraine titanesque, elle réussit néanmoins à articuler assez fort pour contrer le cliquètement de ses mandibules :

"Je suivais le duo, mais... Y'a eu un... Tout à coup, on s'est retrouvés séparés et... Y'a eu des... Enfin... J'ai voulu m'isoler et..."

Et moi j'suis arrivé comme une fleur avec un terrien aux trousses et elle n'a pas de chance !

Sauf que l'aider tout seul, c'était tendu. Il pouvait l'aider à se redresser, certes, mais ça allait être coton pour rattraper les deux Gardiens avec un poids comme ça ! Pianotant son intercom' pour vérifier la carte, il vit la fonction "SOS".

A peine appuyé qu'une transmission entrante fit son apparition.

C'était un certain "True Man".

A peine la transmission acceptée que celui-ci donna instantanément le ton :


"Je savais bien qu'il était perdu, Platypus ! Bougez pas : On revient devant votre planque ! Faites pas attention à l'odeur hein ?"

Une grande crainte l'envahit :

"Vous... Vous êtes le char d'assaut avec les lance-flammes, hein ?"

La réponse fût encore pire que prévue :

"Lances-flammes quels lances-flammes y'en a un qui a explosé sous la pression de toute manière ! Ca m'apprendra à vouloir utiliser les pièces de rechanges de- Bon, on va arriver ! C'est quoi votre état ?"

Un sou est un sou, mais quand-même...

"Euuuh... Je suis dans une baraque noire et j'ai quelqu'un de blessée avec moi. Euh, quand c'est mental, on dit "blessée" ?"

"Je sais pas, je m'en fous ! Y'a quelqu'un a aider ? Да. On est là pour ça ! Vous avez une destination particulière ?"

"Le Phyro, c'est faisable ?"

Un rire tonitruant, suivi en canon par un second rire beaucoup plus aristocrate semblèrent le gratifier d'une réponse. La réelle réponse suivit peu après :

"Повелитель vous êtes encore plus inconscient que nous ! Bien sûr qu'on peut y'aller ! Café ?"

"Sûr, on arrive !"

Passant son bras sous l'épaule de l'insectoïde, il essaya tant bien que mal de se diriger vers la sortie. La lampe aidant, il se rendit compte que l'endroit où il était se trouvait, en réalité, être un dortoir dont l'entrée était une salle de personnel. La chose qu'il avait écrasé semblait être une espèce de masse verte d'où s'était faite expulser par sa pression un contenu rose. Le tout corrélait avec une trace verte foncée qui menait à...

Ah, putain de merde. Un cadavre de plante riveté au mur.


"...dites, madame Ventori, si je décide de faire l'impasse et de manquer d'hospitalité, je risque quoi ?"

"Les Seekers vont vous fermer leurs portes, vu que vous êtes incapable de faire votre part."

Comprenez : Plus de résurrections de leur part, les archives galactiques qui sautaient, les soins gratuits qui s'envolaient, la bouffe d'urgence qui se faisait la malle...

Le compte était vite fait. Il rappela True Man :


"Vous auriez un sac mortuaire ?"

"Quoi, votre blessé est déjà mort ?"

"Nan, y'en a un autre, de mort..."

Discussion entre le russe et son collègue. True Man finit par demander :

"C'est quoi, votre mort ?"

"Une espèce de plante, apparemment. Avec une grande collerette."

"Bah, trop fragile ! Je vous laisse l'hospitalité, il ne pourrait m'aider en rien !"

Ah d'accord ! On joue dans ces ligues-là !

"Platypus, tiens la zone, je reviens !"

La porte se fracassa sous l'entrée du bestiau. Le russe arborait, de manière très proéminente, une immense barbe brune de cosaque. Le restant de sa tête était cachée par un casque à visière rouge et bleue. Le brave homme devait facilement faire dans les deux mètres et disposait d'une insouciance qui alla jusqu'à friser le sadisme quand il engouffra le sac dans les bras déjà occupé de Kayte en lui détonnant :

"Allez ! Emballons tout ça et allons voir le Phyro !"

Il avait l'air de s'en battre les couilles de tout. Son interlocuteur, la blessée, le cadavre. Il avait aidé à l'emballage du cadavre en un temps record avec une douceur inexistante ("Il est déjà mort ! Pourquoi on s'emmerderait ?"), installé la blessée dans le char d'une manière pire qu'expéditive et limité soulevé Kayte pour le faire rentrer dans son véhicule, et avait reprit la route en causant mort et dévastation sur son chemin au doux air beuglé par lui et son collègue de...

"Союз нерушимый республик свободных..."

Platypus, lui, ressemblait à un gentleman britannique qui aurait décidé de s'introduire chez des hooligans. Sa manière de parler et son calme contrastaient avec le veston en cuir noir et le pantalon de biker qui l'aurait fait passer, si il était resté muet, pour un authentique vandale. Ca, et sa moustache à la Poirot. Mais actuellement, le très stoïque et contenu Platypus était lui-aussi, avec toute la classe britannique, en train de chanter l'hymne soviétique.

Je suis désormais dans le char d'assaut d'un authentique soviétique, avec un nouveau cadavre et une hybride migraineuse à ramener aux patrons de la planète, le tout dans une apocalypse zombie.

LA PIRE JOURNÉE !

Quand ils arrivèrent à rattraper le duo, Phyro et Morgana, eux, étaient en train de mettre leur misère à un nouveau groupe de zombies sortis stupidement de divers bâtiments, grillant leur embuscade, probablement attirés à cette distance par la balise qui venait d'atterrir 20 mètres plus loin, sous l'insistance de Platypus qui voulait vérifier si il pouvait en faire un projectile potable. Le Gardien lançait une espèce de bile de pré-digestion via une sorte de lance-flammes dont le tuyau d'alimentation sortait de son casque, ayant abandonné sa batteuse peu utile contre des adversaires aussi petits et en surnombre, tandis que l'autre avait pris exemple sur le patron de l'Ange Pleureur et tirait au double-canon des espèces de cartouches en verre remplies d'acide. Le Gardien lâchait, au niveau du sol, des espèces de phéromones moussantes étouffant la faune locale tandis que son binôme lui glapissait des directions pour coordonner le mastodonte surpuissant, certes, mais également peu vigilant. Avec l'aide des clients du bar, le brawl s'engagea, avant que Kayte ne scelle la défaite des pantins en lançant une nouvelle balise. A l'émission du son, et la perte d'attention des pantins, la foule entendit l'intruse hurler:

"MAIS POURQUOIII ?"

...j'sais pas, un coup d'avance. Ton assassin est une burne. La loi de l'offre et de la demande. Tire ton choix.

La foule en fureur, regroupant désormais des quartiers complets et submergeant les larves et leurs hôtes aux quatre coins de la ville à grands renforts d'armes de zone et de talents de destruction massive, reprit sa chasse à l'homme, tels des chiens lâchés sur quelque fugitif. Certains habitants sortaient de leur maisons avant de s'armer en vitesse et retourner en armure lourde remplir l'émeute. Ils finirent par tomber, sur un détour, sur la vision du voile de la robe de l'inconnue qui prit dans une impasse. Phyro hurla :

"ADRENALINE SURGE !"

"CHOPEZ-LES VIVANTS !", continua une Morgana frénétique.

Le temps sembla passer au ralenti, pour Kayte. Sa tête vibra, son coeur se mit à battre lourdement dans ses oreilles. Ses mouvements lui semblèrent plus lents. Le reste du groupe semblait dans cette état, également. Toute tentative de communication vocale se soldait par un son trop lent pour se faire comprendre. Seuls restaient les messages mentaux, et, pour les non-affectés, des textes. Certains, peu habitués au phénomène, demandaient :

"Mais attendez, je n'ai PAS de glande d'adrénaline ? Je suis un aquatique !"
"Et moi-donc ! Je suis juste un élémentaire, hein ?"
"Ah, un élémentaire ? Et heu... De quoi ?"
"De lumière infrarouge, c'est pour ça que tu vois un bouclier énergétique surchargé devant-toi en permanence et du bordel outremondien me permettant d'interagir efficacement avec mon environnement, des questions ?"
"Ouais, moi j'en ai une ! Pourquoi on est boostés aussi ?"
"Phyro, outremonde, "Si moi j'peux l'faire...""
"...tout le monde peut le faire !"
"...tout le monde peut le faire !"
"...tout le monde peut le faire !"

Les clients, semblant contrôlés par quelque-tempérance que le Gardien s'efforçait sûrement de réaliser, sortirent des Tazers et autres engins incapacitants, dans l'optique de contrôler l'hôte alien. Celle-ci, visiblement préparée, sembla voir le coup venir, et lâcha une EMP dans le tas de clients, grillant les tasers, tandis qu'une nouvelle horde de pantins déboulèrent à l'aide de leur propriétaire. Une formalité, désormais, pour l'émeute en cours. Mais une perte de temps considérable. De son côté Phyro profita du lancer de la grenade EMP fraîchement transmatièrée pour lui asséner un coup de crache-bile qu'elle esquiva de justesse. Il enchaîna sur divers décharges à bout portant et tentatives de coup d'épaule, tandis que son adversaire réussissait tout juste à suivre. Mais... Où était Morgana ?

Elle venait de prendre la tangente. Soudainement, Kayte vit sa tête dépasser d'un balcon situé vers où Phyro était en train de rabattre sa cible, arborant le sourire le plus malsain qu'il eût vu jusque-là. C'était un piège.

Elle attendait. Encore un peu... Encore un peu...

Maintenant.
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Notaproblem

Déc 05, 2018, 01:37 pm #170 Dernière édition: Aujourd'hui à 12:23 am par Notaproblem
Elle descendit d'un bond de son perchoir, se plaça dans le dos de sa cible, et lui cala une sorte de collier au niveau du cou avant de lui exploser la colonne vertébrale d'un coup d'épaule, puis enchaîna de la propulser dans le miasme d'un coup de genou, pour enfin enclencher le collier en question, qui se révéla être électrique. La mariée sembla résister plutôt bien à la décharge. Le restant de la foule, voyant que la cible tenait encore le choc, finirent par réparer leurs tasers. Il y avait le temps, elle n'irait pas bien loin.

Fyria, elle, avait sauté hors du char et entraîné Kayte par le bras à l'injonction mentale de :

"Allez, ne soyez pas timide ! C'est votre moment de briller, et Phyro veut vous dire un mot !"

"Nan mais je peux le dire de là, hein ! Merci de me l'avoir ramenée en un seul morceau (Et juste de pas l'avoir abattue sur place, en vérité...), j'en avais besoin et on arrivait plus à la trouver ! Tu nous sauves la vie, là !"


Attendez... Elle va vous servir à quoi ?

La Nagyari se sentit offusquée :

"Comment ? Vous ne me connaissez donc pas ? Mais je suis la plus grande dompteuse animalière de la galaxie !"

Le Phyro n'était pas de cet avis :

"...elle triche. Elle peut sans efforts contrôler mentalement les préconscients. Une fois qu'elle aura foutu la grappe sur cette saloperie, même en étant en train de dormir ou dans le coma, tu peux être sûr que celle-là continuera sagement d'attendre de nouvelles instructions ! Ca, c'est mon cadeau personnel et mon geste de salopard de l'année !"


Quoi ? Mais attendez, vous descendez pas genre... Tous de l'esclavage ? Comment vous pouvez vous résoudre a asservir quelqu'un comme ça ?

Le Gardien ne prit même pas de temps pour répondre, signe qu'il était habitué à la question :

"Nous, c'est pas à vie, pour commencer. Et c'est pas excessivement dégradant ! Dans allez, quoi... 10 ans ? L'horreur qui se faisait une collection de conscients infestés sera sortie de son contrôle et ira retrouver une vie correcte. Ou pas, honnêtement, ça m'étonnerait. D'ici-là... Prenez ça comme du T.I.G. . Et honnêtement, j'ai vu, à l'époque, comment Fyria traite ses animaux. Ca va, j'pense que les larves se plairont bien ! L'humaine par dessus, par contre... J'crois que le pire va être d'empêcher la championne de vouloir trop lui exploser la gueule. Certains, étrangement, n'aiment pas mourir d'une infestation."

Les clients commencèrent à tirer. Grâce à la Surge, personne, pas même les clients les plus imbibés ne ratèrent leur cible. Le générateur vivant de larves sembla résister un temps, mettant toute sa force dans ses bras pour NE PAS tomber dans le miasme, puis cessa de lutter alors que la Nagyari s'avançait vers elle, en murmurant toujours en perspective ralentie, ce qui rendait le tout presque incompréhensible :


"...mes hommages, je compte reprendre du service et VOUS aller m'aider à débuter..."

Évidemment, la Seeker avait un rictus.

La mariée regarda terrifiée ce qui semblait être le jugement dernier s'approcher d'elle, et, concentrée pour ne pas s'effondrer dans le miasme mais horriblement préparée à toute éventualité, enclencha une balise de rappel dissimulée. La scène se déroulant au ralenti, et il la vit très nettement ce qui semblait être un geste éclair et un sursaut d'adrénaline, désormais le moins rapide de l'univers, enclencher quelque mécanisme.

Les trois la laissèrent faire.


C'est un piège. Encore. La chose va se faire réceptionner par... Mais comment je sais tout ça ?

Phyro compta mentalement. Il semblait avoir repris le contrôle de lui-même. A peu près. En réalité il était en train de semi-danser, en s'agitant de gauche a droite. Et il comptait, visiblement jubilant :

"3, 2, 1... Top. T'eeeees fiiiichuuuuue !"

Son comportement n'avait visiblement pas l'air de faire chier plus que ça la majorité des vétérans grisés. Les plus jeunes, comme Kayte, se posaient eux aussi des questions. Vu le manque de réponses concrètes aux questions posées, ça semblait être une sorte de bizutage, par ici.

"Héhéhé... allons admirer le résultat...", continua Morgana, qui ne semblait pas outre-mesure gênée par son attitude. Phyro sembla revenir dans le monde réel deux secondes. Juste assez pour devenir professionnel, le strict minimum demandé :

"Attends que je te fasse repousser tes organes, avant. Et que je purge le restant de ces merdes en toi. Il va l'occuper un moment, laissons-les partager un moment intime, eh ?"

La sanguinaar retira la pièce centrale de son armure. Kayte, placé dans le mauvais angle l'empêchant d'observer la scène, crût voir un filament de chair sortir du mastodonte, droit vers elle, qui soufflait tandis que le trou béant de son torse se refermait dans des bruits de claquement et de cicatrisation tous plus joyeux les uns des autres. Pendant ce temps, l'aura cyan disparaissait de ses orbites.

Profitant de l'accalmie, il alla lui demander :


"Dites, euh... Désolé de vous déranger, mais j'aurais une question, si ça ne vous dérange pas trop..."

Elle eût un sourire en coin et répondit :

"Oh mais non, jamais ! Allez-y !"

"Ah oui alors voila : Je me suis retrouvé durant un trajet entier à subir l'hymne soviétique en langue originale et je voulais savoir pour le traducteur si c'était parce qu'il traduisait pas le russe ou si j'avais raté une page du manuel..."

Elle rigola et répondit :

"Aha, vous, je sais avec qui vous avez voyagé !", dit-elle en faisant signe au char posté plus loin, avant de continuer, "Le traducteur, ja ? Eh bien, c'est tout simple ! Si je parle pour me faire comprendre, il traduira ! Mais si je parle spécifiquement dans l'optique de parler ma langue, il traduira... En parlant ma langue !"

C'était fucked-up, mais ça marchait, apparemment. Kayte testa ça direct :

"Donc, si je dis Parlez-vous français..."

"Eh bien je vous répondrai que c'est ma troisième langue, et celle que j'aime à considérer comme natale !"

Elle connaît le français ! Mais plus dix points dans mon estime !

Son sourire et sa queue qui battait dans tous les sens indiquait qu'elle ne bluffait pas et qu'elle était très fière de le démontrer !

Le restant de la foule, par contre, était dans l'ignorance et le démontrait bien. Kayte poussa son interrogatoire :


"Merde, français ! C'était ma seconde langue ! Ce sont quoi, les deux autres langues ?"

La question, à l'inverse de ce qu'il avait espéré, avait effacé son sourire. La réponse clarifia le tout très vite :

"le pariah, et ma vraie langue natale..."

Le tact lui intima de changer de sujet. Surtout qu'il savait, pour son monde natal. Ils avaient au moins ça en commun.

"Attendez, si vous préférez le français, pourquoi, lors de ma sortie de portail, Ayaap m'a parlé en pariah, dans ce cas ?"

"'ché pas. Pour se fondre avec les Doxs, sans-doute. Qu'est-ce qu'elle pouvait en savoir, que vous parliez français ?"

L'argument tient, après tout.

Ce fût au tour de Kayte de se faire interroger :

"Et vous, c'est quoi votre langue natale ?"

"Le swahili, mais j'en parle plus un mot, depuis le temps. Personne parle swahili, dans l'espace. Il me reste l'anglais et le français, du coup. Vous avez étudié, en France ?"

"...si on veut. Surtout la mécanique. J'ai même monté une boîte dans le domaine civil."

Il fût surpris. Il s'attendait à radicalement moins de talents !

"Une boîte ? Je vous voyais surtout comme une mercenaire à temps plein, et apparemment une gérante d'arène dans le service civil ! Enfin, quelle genre de boîte ?"

La réponse de la sanguinaar, visiblement enthousiaste à l'idée de se faire de la publicité, acheva de le surprendre :

"Colony Drop ! Ma survie assurera la vôtre ! Vous devez sûrement connaître, ja ?"

Colony Drop. Les chars qui coûtaient une blinde, et taillés sur mesure, c'était elle qui s'en occupait à temps partiel. Tandis qu'il clignait des yeux, elle continuait sa présentation :

"...on fait dans tout ce qui peut exister en mécanique, des chars aux marcheurs de combats en passant par l'aviation jusqu'aux hoverboards ! Les vaisseaux en orbite, par exemple. Les corvettes sont Delektron, et les croiseurs sont Colony Drop ! Filez-moi un cahier des charges très précis, prouvez vous méritant de tenir mes créations entre vos mains, et elles seront à vous !"

Instinctivement, Kayte eût le réflexe du businessman face à un contact important :

"...voici ma carte ?"

"Et voici la mienne !"

Puis, réalisant quelque-chose, elle enchaîna sur un tout autre ton :

"Hé, chaton ! On fait quoi maintenant ? T'as pas oublié ton propre plan, ja ?"

Phyro regarda le groupe, semblant réaliser seulement maintenant leur présence. Il leur partagea les bonnes infos :

"Regardez-donc la caméra de Deadlock, les enfants. Y'a moyen de se marrer, le temps que je prépare le portail. Après-tout... On a tout le temps du monde, désormais."

Kayte galéra avec sa borne de contrôle. Fût aidé par un espèce de sac flottant à mi-chemin du sol, tenant dans ses tentacules une batte de base-ball. Sa tablette au bras donna sur... Deadlock. Qui s'approchait silencieusement de la mariée, pendant qu'un clone parfait d'elle la distrayait. Son double, que Kayte supposait être Elyseum, la provoquait :

"Me faire sortir de mon labo' pour quelque-chose d'aussi trivial ? Ce n'était pas avisé... Enfin. Si je ne peux pas vous éviscérer, je peux au moins en profiter pour vous voir avoir mal..."

"J'ai pas dit mon dernier mot, pâle imitation !"

La mariée, toujours au sol, visiblement plus armée que l'URSS, sortit ce qui semblait une arme de dernier recours. Sachant ou elle mettait les pieds, son arme se révéla n'être rien de moins overkill qu'un Magnum .500 qu'elle entama de vider sur la Dox. La première balle surprit Elyseum, qui recula alors que celle-ci mettait son bouclier personnel dans la tourmente. Pas suffisant, celui-ci eût raison du projectile qui s'écrasa lamentablement au sol. La deuxième balle remporta son duel contre le bouclier, et continua, avec le peu d'inertie lui restant, sa trajectoire vers Elyseum avant de rebondir en créant un bruit pitoyable. La troisième balle heurta de plein fouet le thorax du déguisement de la Dox sur le côté droit et... Ricocha sur le blindage du T-800 dévoilé, tandis que les deux dernières atteignirent le cou et la tête de la Dox qui s'avançait désormais vers la tireuse en rigolant.

"Vous pensiez vraiment passer un blindage tel que le mien avec votre pathétique reliquat terrien ? Ce n'est pas grande surprise que votre planète soit au fond du gouffre, insecte..."

Je dirais bien quelque-chose pour la défense de la Terre, normalement, mais je dois avouer que le coeur n'y est pas trop après avoir été agressé moi-même par des représentants et appris que la colonie vivante se faisant passer pour terrienne ici était un réservoir dégorgeant des larves a la vitesse d'une centrale à charbon !

La mariée répondit, en constatant la scène :

"Et alors ? Vous n'avez pas la permission de me tuer, vulgaire machine ! Et même si vous le pouviez, vous n'y arriveriez pas ! Quelle impasse... Je vais vous souhaiter adieu, sur ces belles paroles ! J'aurai le corps du connard ayant inventé ces balises, d'une manière ou d'une autre, et de la NagyAAAAAAA-"

Deadlock en avait eu marre de l'entendre triompher, et venait de rappeler à l'ordre la colonie parasitaire d'une violente décharge de sa matraque. Elle devait envoyer autrement plus de bois que le collier et les tasers, vu que celle-là avait eu un très, très prompt effet. La nouvelle saveur de KFC spasmait désormais au sol, tel un moustique ayant rencontré une lampe électrique. Le Dox surchargea sa matraque et entonna lentement, très lentement, fixant le réservoir vivant de larves sonnée sous l'approbation de la responsable sociologie :

"...vous cherchez votre balise de rappel, je présume ? Ce n'est pas une grande surprise de croiser des larves d'une planète au fond du trou... Dans les bas-fonds des plans pathétiques et mal conçus..."

OUAIS BAH CA VA BIEN AVEC LA TERRE HEIN ! JE VAIS ME FÂCHER, MOI !

La vision de Deadlock était en thermique. Le corps entier de la demoiselle d'honneur n'émettait aucune chaleur. A l'intérieur d'elle, au niveau de l'estomac, de l'intestin désormais inexistant et au cerveau grouillaient des millions d'asticots paniqués. Il continua sa surcharge électrique. La matraque brillait tellement que le métal n'était même plus visible. Il n'y prêtait qu'a peine attention, se contentant d'observer la balise-réception de transfert :

"Cette beauté Delektron est capable de balancer une décharge d'un milliampère, avec une intensité égale à un demi-million de Volts. Je suis certain, heureusement, que vous allez y survivre. Par contre, ce que je peux assurer, c'est que jusque sur votre planète, situé à la moitié de la galaxie, on va très, très distinctement vous entendre hurler... L'Axiome bénisse Energetic !"

Il relâcha la balise sur sa matraque, pour appuyer ses propos. La balise crépita, relâcha des éclairs dans tous les sens, aveuglant à moitié les spectateurs. Le Dox, sans prendre attention, reprit la sphère de rappel dans sa main. Aucune égratignure. L'objet fonctionnait tel-quel. Il ne rigolait pas.

"Par contre, ça, ça peut être létal."

Il relâcha la clé de la fuite de la présumée terrienne, et l'écrasa sans efforts d'un grand coup de pied, comme si l'engin conçu pour tenir les chocs qu'un agent en fuite pouvait avoir à encaisser n'était en réalité conçu qu'en papier mâché. Il regarda Elyseum :

"T'es bien imperméable, hein ? Si je me rappelle, tu peux quand-même faire conductrice, via tes panneaux. Soulève-là un peu, que je puisse être à l'aise..."

Il ne rigolait pas, au contraire d'Elyseum qui venait de prendre la forme de Morgana, et qui, elle, en entreprenant de soulever la victime par la gorge, rigolait beaucoup. Beaucoup trop. En parfaite imitation avec ce que la réelle était en train de faire, 2 mètres à côté de Kayte. Deadlock continua :

J'crois que même moi je rigolais pas autant quand j'ai fini par me débarrasser de Crowbar !

"Allez on commence, ça va faire du bruit..."

Elyseum, lâchant sa proie maintenue hors du sol pendant une fraction de seconde, la rattrapa au vol au niveau de la bouche, histoire de bloquer tout son dérangeant, en s'excusant :

"Mes récepteurs audio sont si délicats, ça serait dommage de les gaspiller pour si peu !"

...j'ai fait des interrogatoires, sur Charon, mais je suis pas sûr de vouloir voir ça. C'est vraiment obligatoire pour s'adapter, ici ?

Le pari étant lancé, Deadlock approcha lentement sa matraque vers le plus gros de la charge thermique, devant les yeux de sa cible qui offraient une pure expression disant "TOUT MAIS PAS CA !", et relâcha une looongue décharge qui...

Eût l'effet escompté. Pendant plus d'une minute, il maintint la matraque sur sa cible, qui hurla au début, et sembla manquer d'air pour continuer le cri libérateur. Heureusement, durant tout le long, Elyseum et Morgana, elles, étaient parfaitement synchronisés sur le rire à gorge déployée qui permettait de poser un fond sonore autre que celui d'une matraque en plein déchargement. Soudain, Kayte ressentit très distinctement sa douleur et celle des millions de larves la composant. Phyro tenait sensiblement à faire partager l'information, et à montrer à quel point il appréciait le spectacle. C'était insupportable.

Deadlock en rajouta une couche :

"...oh, et t'en fais pas pour ton extraction, ton vaisseau à été calculé par le ROBUST a la seconde où vous avez foutus le bordel au bar. Je pense que, dans son état, il réceptionnera plus grand-chose..."

A ce niveau, ça aurait étonné quiconque que ce qui était désormais un tas de tissu blanc suspendu en l'air puisse encore comprendre ce qui se passait autour d'elle. Il devait dire ça pour la vantardise, parce-que sa gestuelle trahissait le fait qu'il savait EXACTEMENT ce qu'il faisait.

La Nagyari se décida à parler :


"Je vois que certaines choses vous sont trouvables, en commun avec les Pariahs. Allons, honorons notre accord."

"C'est vrai." Répondit Phyro. "Allez, le portail est ouvert. Assez traîné."

Le groupe traversa le portail, et se mit en cercle autour de ce qui, 15 minutes auparavant, était une abomination inconnue et terrifiante. 8 minutes auparavant, un fugitif pourchassé presque pour le sport. 2 minutes auparavant, la plus pure victime de la planète.

La Nagyari quitta le cercle et se rapprocha du nugget grillé, encore consciente, et lui déclara :

"Tu me connais, hein ? Fyria, la domptuse ? Celle qui impose sa volonté aux plus terribles animaux préconscients de la galaxie ! Et... Je constate que tu est composée à 90% de préconscients, alors... Regarde-moi bien dans les yeux."

La terrienne évita à tout prix le regard de l'hybride. Deadlock réalisa ça, lui renvoya une décharge tandis qu'Elyseum lui maintenait la tête et que la Nagyari forçait l'ouverture de ses yeux, en annonçant le final :

"...là, là, ne t'inquiète pas ! Je prends soin de mon arsenal !"

Elle fixa la mariée dans les yeux. La panique absolue de la victime, mêlée à une lutte interne de milliers de parasites pour reprendre le contrôle de son corps en baroud d'honneur laissa place à un grand silence. Via Phyro, Kayte continua à percevoir un affolement au-delà de toute mesure. Cependant, la seule action que fit la maîtresse des larves une fois lâchée au sol sur un signe de tête de l'hybride fût de se relever et de dire de manière monocorde :

"J'obéirai."

Les larves ne bougeaient plus et obéissaient, effectivement. Mais, courtoisie du contrôle mental, étaient tout à fait conscientes d'être désormais des purs objets et écumaient mentalement encore plus.

Phyro contempla la scène. Il regarda les alentours, comme si il n'en avait strictement rien à foutre de ce qui se déroulait devant lui. Soudain, il sembla revenir à la réalité et se précipita pour se placer devant la nouvelle contrôlée. Il la considéra, semblant ne pas bien comprendre la situation. Puis il s'équipa d'un franc sourire et pointa son pouce en l'air, en lâchant un :

"Nope !"

...quoi, c'est tout ? "Nope" ? C'est bien le même mastodonte enragé qui était là tout a l'heure ? Pas de grande déclaration sur-violente, que dalle ?

Morgana capta la scène. Secoua la tête, et alla se planter devant la même victime, pour lui traduire :

"Alors ce qu'il veut dire par là, c'est qu'il trouve que votre courage frisant l'inconscience était admirable. Ca, c'est le sourire et le pouce levé. Le "Nope" veut indiquer que tu pouvais par contre bien aller te faire foutre pour avoir un espoir de réussite. Mais de rien."

Elle alla pour partir, puis leva l'index, se rappelant quelque-chose, avant de revenir clarifier un détail, la queue battant dans tous les sens et un sourire jusqu'aux oreilles :

"Oui, c'est vrai tiens ! J'tiens à t'annoncer que tes amis du groupe au Sanctu' se sont fait retourner le cerveau comme des pures merdes, mais que contrairement à toi, eux ne sauront jamais ce qu'il s'est passé. Toi par contre, tu vas tellement prendre ta race..."

Morg', sur ces paroles, venait elle-aussi de se mettre a la grande mode de l'attrapage de gorge et tenta d'enfoncer son gant dans la mâchoire de sa victime, sous les protestations véhémentes de la Nagyari. Phyro, voyant le drame arriver, revint en catastrophe et la ceintura calmement avent de la faire doucement reculer en argumentant :

"Fous pas tes mains n'importe où, tu pourrais choper des maladies dont tu ne connais même pas le nom ! Et puis... Elle n'est pas assurée, hein ! 'faudrait pas la casser trop vite ! C'est pas bien de casser le matériel d'autrui !"

La sanguinaar, toujours passivement ceinturée, fixa la mariée immobile, grinçant des dents :

"J'espère avoir l'occasion de te caler une horde de bestioles affamées dans ton système digestif, un jour...", puis, regardant l'hybride qui était désormais la propriétaire de la pauvre âme, lui intima : "Toi. Ca fait longtemps. Rends-moi un service, en te rendant utile... Traite-la mal !"

Aucune réaction ne sortit du visage en détresse du nouveau jouet de la Nagyari-Seeker, qui, elle, regarda Phyro. Celui-ci, toujours dans le dos de son binôme, transmatièra discrètement un sablier en pontant la sanguinaar du doigt. La Nagyari-Seeker acquiesça, puis considéra l'entièreté de la foule en regardant de gauche à droite, avant de sourire soudainement a son public en annonçant :

"Mesdames, messieurs : Le show est fini pour ce soir ! Merci à tous de votre participation, et j'espère vous revoir bientôt. De préférence avec une équipe pour l'arène ! Maintenant, allons ensemble réparer l'Ange Pleureur !"

Les clients commencèrent à manifester leur enthousiasme et démarraient déjà la conception d'histoires. Morgana, elle, chargea le bar au cri de :

"PUTAIN LA CAMÉRA EST TOUJOURS ALLUMÉE !"

Alors que son sprint la plaçait déjà à bonne portée, Phyro hurla à son attention :

"Hey, championne !"

On l'entendit au loin répondre :

"QUOI ?"

Il rigola.

"..."Décider de ton sort", hein ? Le Sanctuaire avait probablement raison, après tout !"

Elle rigola à son tour. Renvoya l'écho :

"Hah ! "Le Sanctuaire avait probablement raison" ? Je savais bien que t'étais pas assez malin pour avoir conçu un plan pareil !"

Il contre-argumenta, amusé :

"C'est bien pour cette raison que je suis le plus malin de nous deux ! La vraie supériorité intellectuelle n'est pas de concevoir des plans parfaits, mais de forcer les autres à le faire pour nous ! Pourquoi tu crois que j'ai sorti Deadlock et Fyria ?"

Kayte, lui, était en pleine descente d'anabolisants. Et, de ce fait, son cerveau, déjà peu adapté pour retenir des souvenirs du fait de sa condition, était en train de galérer sa race à retenir le peu qu'il avait pu stocker. Il avait une gueule de bois, et il n'était toujours pas bourré. C'était chiant.

Phyro le rassura mentalement :

"T'en fais pas, p'tit gars ! Si moi j'ai pu m'y faire, un taré de la bombe nucléaire peut s'y faire !"


...ouais, ben j'vais retourner me soûler, moi.

Le Gardien rigola bruyamment :

"T'es un outremondien, tu pourras jamais être bourré, sauf si... Tu prends un alcool en accord avec l'outremonde. Teste ça."

Il lui tendit une flasque remplie de... De...

Kayte ingurgita cul-sec ce qui semblait être des feuilles tombant d'un arbre, à la grande horreur de Phyro qui hurla à la vue de l'action un magnifique et paniqué :


"AAAH MAIS QU'IL EST CON CE -"

Le restant de la soirée fût, soudainement, très flou pour lui.

Il se rappela :

Être rentré au bar sous la chanson collective de "CAR C'EST UN BON CAMARAAADEUUU !",

Avoir échangé des cartes,

Avoir pleuré sur le comptoir,

Avoir gagné un maximum au poker,

Avoir échangé des cartes,

Avoir écouté Fyria sur les subtilités du contrôle mental,

Avoir participé à un débat sur la place de l'art et de la musique dans une culture de chasseurs de primes,

Avoir dansé une valse avec... Avec... Avec une paire d'yeux, en tout cas.

Avoir échangé encore plus de cartes,

Avoir participé à un concours de bras de fer,

Avoir traversé la vitre du bar en perdant un bras de fer,

Avoir raconté sa vie à des types,

Avoir échangé toujours plus de cartes,

Être rentré chez lui, en prenant la voiture d'un des clients du bar,

Avoir appris que le conducteur avait déjà sa carte,

Avoir vomi devant la conduite absolument horrifiante et casse-cou de son taxi,

Avoir vu Valéria au balcon de son manoir, quand il rentra enfin, qui l'aperçut et se réfugia à l'intérieur.

Avoir reçu un message disant :


"C'est une bien singulière compagnie que vous vous êtes fait-là ! La première à l'air d'être volontaire. Mais ne vous retournez pas, la seconde ne semble pas vouloir votre accord. Continuez tout droit, j'arrive."

Avoir entendu un bruit sec dans son dos tandis qu'elle intimait à son preneur en filature :

"Importuner une Sunslayer est une bien mauvaise idée ! Mais venez donc, vous ne refuseriez pas l'hospitalité de la consort royale, j'en suis sûre. Madame... Merci bien de me l'avoir ramené entier, lui et... Ces tributs. Maintenant, rendez-vous utile et suivez-moi, avant que je ne change d'avis sur votre présence. Kayte... Allez vous coucher."

S'être endormi au bruit du poêle.

S'être réveillé au beau milieu de la nuit, toujours autant éternelle, à la douce question de :


ATTENDS UNE SECONDE ! COMMENT CA "CONSORT ROYALE" ?

S'était rendormi. Avait de nouveau, hélas, ouvert les yeux tandis qu'une main le secouait doucement en entonnant :

"Mes excuses de vous réveiller, mais vous faites un bien piètre hôte, pour votre invitée ! Vous n'avez aucune chambre d'ami, et elle se révèle fatiguée et dans un état proche du vôtre ! Transmatièrez un lit, de grâce !"

Il se leva, voulut prendre son transmatière. Il se rappela, dans un grognement, qu'il était posé sur son bureau. Abandonna toute idée de rester redressé. De toutes façons, il était probablement à sec. Il grogna de nouveau. La voix, derrière, prit l'initiative :

"...bien, faisons ça d'une autre manière, alors. Faites-lui une place. Votre... Lit... Four... Quoi que ce soit, en vérité... Est assez grand pour deux. Cessez de prendre toute la place."

Oh ta mèèèèèèèreuuuuu...

...et se rendormit, face au mur, tandis que ce qui semblait être une grosse peluche maladroite s'engouffrait en ronronnant dans son dos.
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Cody

Un jour Chuck Norris et Notaproblem ont fait un bras de fer. Le perdant devait faire l'objet de blagues nulles pour l'éternité.

Notaproblem

Je viens de finir ma partie de stellaris.

J'ai pas moins de 100 screenshots et 20 vidéos.

J'ai qu'un seul truc à dire : Toutes les parties que j'ai jamais jouées jusqu'à présent, c'était RIEN comparé au bordel incommensurable qui s'est déroulé dans celle-là.

C'est parti absolument dans TOUS. LES. SENS.

Y'a pas une seule faction qui n'aura pas fait une preuve de badasserie durant toute cette aventure.

Spoiler: MontrerCacher
Sauf que contre toute attente, y compris la mienne, j'ai gagné. Enfin... Ouais, j'ai eu un écran de Victoire.

Enfin, vous verrez bien tout ça vous même.
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Kait

Ah parce que c'est vrai qu'il y a une partie de Stellaris à la base, j'avais oublié. jvhap

Btw j'ai presque fini de lire le dernier chapitre.  jvoui

Notaproblem

Citation de: Kait le Déc 08, 2018, 04:04 pmAh parce que c'est vrai qu'il y a une partie de Stellaris à la base, j'avais oublié. jvhap

Btw j'ai presque fini de lire le dernier chapitre.  jvoui

Oh putain même si tu t'y mettais a fond, t'imaginerais même pas le final ! Ca m'donne presque envie de faire un trailer, tiens.
Quelque-chose ne va pas ? jvhap

Kait

Bon allez c'est parti !
En plus c'est un chapitre Kayte, ça commence bien.  stkosjoie

Mais avant...

CiterIntro avec Snotty et Truman

Je ne suis pas sûr qu'Invictus Conquérant de Milliers de mondes avait besoin de ça pour dégommer un humain lambda, même avec les mains prises, mais ça valait le coup. jvhap

CiterMorgana qui fait ses meetings transplanétaires dans un bar

Ce genre de professionnalisme m'impressionnera toujours.  jvhap

CiterC'était pas un liquide blanchâtre ! Ca grouillait trop ! Des insectes étaient en train de leur grimper dessus ! Des innombrables larves blanches étaient en train de leur grimper dessus !



BRULEZ MOI TOUT ÇA !  jvmalade

CiterInventaire de Kayte

Stylé. jvnoel

CiterBALISE A MINDWORM

YES !

CiterCombat contre le connard + "Le tout ressemblait à... L'oeuvre d'une pince de crabe ? "

stkpopcorn

Les choix de la stabilisation outremondienne hasardeuse.  jvnoel

CiterIl l'avait caché, le Patel, qu'il avait renforcé le tout avec l'alliage des Usurpateurs !

Hehe.

CiterMarché à Pariah

Je saisis pas, c'est pour si tu veux acheter ton propre Pariah de compagnie ou juste le corps sans le fantôme dedans ?   jvnoel

CiterLe tunnel, bien que très bruyant, était bien vide ! La sortie, en revanche, déboulait sur un carrefour en T qui, lui, était rempli à craquer de locaux tous plus enragés les uns des autres oblitérant des hordes de larves et de zombies, ayant apparemment assez évolué pour être capable de (mal) tirer avec des armes à feu.

Wow euh... Ok.
That escalated quicly.

CiterKayte qui balance ses balises comme des Pokéballs

Ouais bah on fait ce qu'on peut je suppose.  jvnoel

CiterProfitant du hurlement insectoïde une pièce à côté, le businessman en profita pour sortir prestement de sa pièce, et, guidé par les flashs bleus et le bruit d'un tazer, se ramena dans le dos du terrien, occupé à électrocuter quelque-chose, puis...

Un rayon rouge traversa la tête de sa victime. Kayte baissa son arme, et l'obscurité retomba. Sauf pour la mitraillette, désormais au sol, qui éclairait une partie du mur sur sa droite.

Swag.
... A ce propos. Nan, je te le dirais après.

CiterArrivée de Truman et Platypus

YEES  stkosjoie

CiterSuite et Kayte qui se bourre la gueule

YOUHOU.

C'est cool vivement la suite.

Et ce que je voulais te dire, c'est que ton style d'écriture s'est vraiment amélioré je trouve. Enfin tu écrivais déjà très bien mais là tu as abandonné ton style du début un peu trop "suggestif" à mon goût pour une narration beaucoup plus claire et efficace. J'ai adoré les scènes d'action de ce chapitre, c'était dynamique et tout.
Chapeau, Nota. All craftsdwarfship is of the highest quality.  jvoui

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