Déc 10, 2018, 08:21 am

Nouvelles:

La résurrection d'un forum pour la migration d'une communauté ! New settlers have arrived !

[CDDA] 2042

Démarré par Zeropol, Juin 05, 2018, 12:39 am

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Zeropol

Juin 05, 2018, 12:39 am Dernière édition: Juin 08, 2018, 02:03 pm par Zeropol Reason: lien partie 2

Cette histoire contient des spoilers, qui risquent de gâcher votre expérience de jeu.
Vous préférez peut être ne pas la lire.







(
La partie est encore en court, je conçois que ce n'est pas palpitant mais vous en faites pas, je ne décrirai pas chaque action comme en début de partie. ( c'est pour qu on sente a quoi ressemble le quotidien)
Ya pas de vieilles blagues car je trouvais que ça s'y prêtait peu. D'ailleurs si vous écoutez de la musique en lisant, choisissez de préférence un truc dramatique/triste
)

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2042
Début Mars
Nouvelle Angleterre (USA)





Quelque chose est arrivé.

On s'y attendait depuis longtemps : il y a eu le dérèglement climatique, les provocations des communistes, la construction des abris, l'encouragement à s'armer et puis les exercices d'urgence.

La propagande du gouvernement était de plus en plus trouble. Des émeutes ont finit par éclater dans plusieurs villes de Nouvelle Angleterre, apparemment les émeutiers étaient sous l'emprise d'une nouvelle drogue. Celle ci décuplerai leur force et les rendrait très agressifs. Le couvre feu a été installé, on entendait des coups de feu tous les jours. On a même parlé de super soldats étrangers, génétiquement modifiés présents sur notre sol. Était ce les russes ? Les chinois ? De l'intox ? Je ne sais pas encore..

Quand le dernier message de la FEMA ( Federal Emergency Management Agency ) nous a enjoint de rejoindre les abris pour être évacués, la ville était déjà à feu et à sang. Nous n'étions qu'une centaine à suffisamment faire confiance au gouvernement pour s'y rendre ( ou à etre en état de le faire), et il n'y avait déjà plus de place.
Des bombardements ont commencé, probablement juste à quelques kilomètres.

Trois militaires ont tenté de nous rassurer, arguant que la situation était sous contrôle, et la contre attaque actuelle. Ils sont partis quelques heures plus tard, quand les bombardements ont cessés, promettant de revenir avec des secours pour nous évacuer. D'autres personnes sont peu après sorties, angoissées, à la recherche de leurs proches. On était alors persuadés qu'on venait d'échapper au pire du bombardement, mais quelqu un a remarqué qu'Internet était inaccessible depuis son terminal, et que son téléphone était inefficace.

Impossible ! Les services, l'industrie et les transports du pays entier reposaient sur ce réseau prétendument incassable, dont l'armée nationale assurait la sécurité.

Pourtant la vraie panique à commencé la nuit. Les militaires n'étaient pas revenus, et, livrés à nous même, sans électricité, on a défoncé la porte des réserves de l'abri. Pour voir qu'elles étaient totalement... vides. Certaines pièces n'avaient même pas de revêtement mural. Depuis des années, le gouvernement nous mentait ? Les abris n'ont jamais été terminés ?

En quelques minutes, se mettant à douter de la réalité des secours, les gens sont devenus fous ! Le ton est monté, certains ont sortis leurs armes, alors avec Evy nous avons vite rejoint sa voiture, garée devant l'abri.




Evy c'est Everette Delacruz, mon amie, la seule dont je soit certaine du sort aujourd'hui. C'est une chasseuse dans l'âme, endurcie, que j'ai rencontré dans une compétition de combat. J'ai beaucoup de respect pour elle, mais elle m'a toujours un peu intimidée : il y a un je ne sais quoi dans son regard... Aussi, elle est profondément croyante, nous avons souvent des différents à ce propos.





Moi c'est Claire Nasse. J'ai 31 ans. J'ai.. J'avais une vie normale. Je travaillais comme infirmière pour une grande boite. Je me considère comme une femme intelligente, sensible, indépendante, subtile, propre, sexy, honnête, forte, drôle, affable, habile et qui a le sens pratique. Certaines personnes ne veulent pas le reconnaître et ça me blesse.


Je vais être plus précise :


La laine ça gratte horriblement. Et puis c'est moche.




Je sais, je suis belle, c'est un effort de tous les jours.


La mode c'est important, et l'hygiène encore plus. Je ne porterai jamais des habits trop sales.


Le prof de Krav Maga était juste trop beau ! J'étais bien sur une élève très attentive.


Je vais peut être devoir arrêter mon régime sans gluten, mais ce n'est pas une raison pour manger n'importe quoi.


J'ai toujours aimé la compétition avec les hommes, je pense que je m'en sort pas si mal.


J'adore lire, m'échapper en rêvant longuement à des univers merveilleux et des royaumes féeriques.


Je ne vois pas pourquoi je sourirai bêtement tout le temps. Ça vous pose un problème ?


J'ai une mauvaise vue je dois l'avouer. Ou plutôt, je n'ai pas la même vision que les autres. Les garçons m'appelaient « la taupe », du moins jusqu'à ce que mes seins poussent, et j'en garde encore aujourd'hui une certaine rancœur.


« Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place » Mon appartement était toujours impeccable. De même que mon sac à main. Oh... mon sac à main...



Lors de mes études j'ai abusé des méta amphétamines et de stimulants en tout genre, afin d'être performante. Il m'a fallu ensuite des années pour me calmer, et je suis devenu assez sensible aux substances psychoactives.


Je suis parfaitement normale.



Mais reprenons : nous sortions de l'abri avec Evy, pour s'enfuir avec sa voiture.

Des coups de feu ont détonné pendant qu'elle démarrait, et c'est là qu'on les à vu. Des émeutiers ? Des soldats ? Non, des zombies ! Oui, comme dans les films. En tout cas ils étaient clairement morts,il manquait même à l'un d'eux la moitié du crane. Et pourtant il marchaient. Vers l'abri. On est partis en trombe juste à coté d'eux.

Pendant deux jours, on a fui de ville en village pour y trouver partout les mêmes scènes. Des bâtiments détruits ou pillés, des survivants se battants pour ce qu'il reste en magasin, et les morts qui marchent. Ils marchent plutôt vite d'ailleurs, et sont affamés en permanence. J'en ai vu un recevoir de nombreuses balles sans chuter, et aller arracher une portière à mains nues.

On a à peine mangé, quelques écureuils qu'Evy avait réussi à chasser.
"Un truc que m'avait montré ma pote Tosid" m'a t elle dit
On dormais à tour de tour, en calfeutrant les fenêtres de la voiture.

Et puis nous sommes arrivées à une petite ville portant le même nom qu'une ville bien connue, mais n'ayant rien à voir : Madrid. Comme partout, beaucoup de cadavres, mais ici, pas de survivant, et surtout, pas de zombies !
On s'est installé dans une maison bourgeoise, avons vidé le frigo et maintenant je vais ENFIN pouvoir prendre une douche (mais froide ) et mettre des habits propres - Quoique plus vraiment à la mode.




















_____________
2042
5 jours après le cataclysme
Petit matin
Abri d'évacuation de Madrid




« C'est bon, ils continuent tout droit » Chuchote Evy en s'éloignant de la fenêtre.
« Putain... Non...Chier » Dis-je

Je suis vraiment dégoûtée : il y en a aussi ici maintenant. Je me tripotait tranquillement sous la douche quand Evy a débarqué en criant. On est sorties par la fenêtre de la salle de bain et, la voiture étant encerclée, avons fui vers l'abri de Madrid. Je suis nue, mais heureusement j'ai une serviette ! Et pourquoi me suis je enfuie avec le savon ? Evy elle, est bien équipée et à même eu le temps de prendre son arbalète.

« Claire, on a plus la voiture, qu'est ce qu on fait ? » Me réveille t elle
« On en cherche une autre ? «
« Oui mais pour aller ou ? Si c'était partout pareil ? »
« On verra Evy ... »



On fouille l'abri au cas ou, mais il est aussi vide que le premier. Everette se met à genoux pour prier.

« Evy... Ça va aller.. Je vais chercher un véhicule en bordure de ville, et des vêtements. Tu me prêterai ton sweat en attendant ? »

Elle ne réponds pas alors j'y vais, après avoir observé les environs à travers les rideaux. Merde.. Il s'est mis à neiger.





J'ai peur de revenir en ville a cause des zombies, mis ce n'est pas le moment de flancher.



J'arrache des rideaux que je noue en poche dans mon dos, et sort. Je pars plein sud, me rappelant qu'on avait vu un hôpital, car j'espère trouver un véhicule sur le parking.



Je trouve exactement ce qu il me faut : un rouleau compresseur. Bien qu'il soit abîmé, je me sens bien plus en sécurité à l'intérieur. Et puis, ça protège de la neige.

Mais mon sang se glace lorsque le véhicule endommagé s'arrette après seulement 2 mètres. Plusieurs zombies le frappent, dont un enfant !. Au loin je vois deux formes basses se rapprocher à grande vitesse.

Je klaxonne comme une bourrine et manque de tomber en sortant par le coffre.



Je cours mais déjà les formes me pourchassent. Le corps de ces zombies est en bon état mais couleur cendre, ils se rongent les mains, la tête en avant, en courant et en faisant d'incroyables bonds.






Apercevant une meute de chiens, j'y cours, espérant de l'aide de cette espèce que j'avais toujours chouchouté et aimé. Mais ils sont agressifs envers moi et semblent affamés. Ils agressent tout de même aussi les monstres, pendant que je les évite du mieux possible.

Le temps est passé à l'orage, ça m'énerve. C'est le moment de mettre en pratique les cours d'autodéfense, mais je suis diminuée par le froid. Des chiens se jettent sur moi et un zombie me croque littéralement un morceau de bras.



Frapper pour tuer ne donne pas du tout les même sensations. Je sens le crane d'un zombie s'enfoncer sous mon poing, je brise l'omoplate d'un chien m'ayant agrippée. Je parvient à fuir au pris de nombreuses blessures aux bras, les laissant se battre entre eux. J'ai aussi perdu beaucoup de sang, mais l'écoulement c'est stabilisé peut après.

Dans le combat mon sac de fortune a été déchiré, mais au moins, ma serviette est intacte. Je traîne le corps d'un chien jusqu'à l'abri, puis celui d'un deuxième (après l'avoir tué), qui m'avait suivi.










Ensanglantée, je lance un regard plein de reproches à Evy, mais cette est comme catatonique, dans un coin de la pièce. Merde, elle qui est si forte, est elle en état de choc... Ce n'est pas le moment ! Après avoir repris mon souffle je ressort.

Sous la pluie, je fouille les buissons à la recherche de détritus. J'ai faim, et soif. Les hirondelles volent bas, il doit être environ midi douze. Seulement deux morceaux de métal seront récupérés avant que je ne repère un puma courant clairement dans ma direction. Et moi qui avait milité pour leur réintroduction !



Je cours vers l'abri, et le puma me rattrape au moment ou j'allais passer la porte ! Il me lacère le bras gauche jusqu'à l'os, je chute et recule en criant, distribuant des coups de pied.



Je songeai arrêter de me battre, quand Evy s'est d'un coup rendu compte de notre présence et a décoché un carreau mortel au puma, en plein poitrail.

"Claire..." Sa voix est grave. " Ton bras..."

Mon bras gauche est inutilisable pour l'instant, et le droit guère mieux. Je n'arrive pas à lui sourire.

"Evy, nous allons devoir rester ici ce soir, aide moi à mettre des casiers devant la fenêtre sans rideaux."
Et ensemble, nous brisons aussi une pierre jusqu'à avoir un éclat tranchant, puis depecont les chiens.






Sous l'effort, mon bras droit se remet à saigner, je n'arrive plus à bouger les doigts qu'au ralentit. La lame précaire me tombe des mains. Mon cerveau doit réagir à la douleur en produisant une substance euphorisante, car je me sens d'un coup légère.

Lorsque nous mangeons la chair crue des chiens, je me sens pris de nausées. Je ne dois pas vomir cette nourriture si douloureusement acquise ! Evy démonte d'autres rideaux et je met précautionneusement la serviette à sécher sur le comptoir. Elle passe ensuite deux rideaux autour de moi, puis les noue à ma taille avec une ficelle et un sourire :

"La grande classe"



Je n'ai jamais porté de tenue aussi peu raffinée, mais ça me tient un peu plus chaud.


Nous convenons de passer la fin d'après midi à fouiller les environs de l'abri sans prendre de risque. Nous fouillons plus longtemps que prévu, tout ça pour trouver quelques légumes sauvages, deux canettes vides, de l'ail sauvage et un prospectus.






Je me couche a même le sol, je suis gelée. La nuit est très désagréable, je me réveille plusieurs fois en grelottant. Je fini par sortir me dégourdir les jambes, alors qu'il fait encore nuit. Je faisait souvent des footing, autrefois.

Erreur. J'entend rapidement des bruits. Je m'en écarte pendant plusieurs minutes avant de me rendre compte que je me suis trop éloigné de l'abri. Je zigzag au hasard, un vent glacial se lève, mes lèvres se fendent sous l'effet du froid.







Un monstre me saute dessus. Dans le noir je ne distingue pas trop ce que c'est, mais ça me mord et me griffe. Je m'en débarrasse sans trop savoir comment, et massacre le cadavre a coups de pieds jusqu'à être à bout de souffle.

Je suis juste à coté d'une maison. Je n'entend rien, et ose passer par une fenêtre que je trouve brisée. Je fouille discrètement. Une boite d'allumettes me permet d'examiner mes blessures.

Oh non... d'une des plaies suinte un liquide noir, alors que la blessure n'a que quelques minutes !
Prise de panique, je frotte la blessure, et cours en cuisine. Je chauffe la lame d'un canif, quelques minutes me sont nécessaires ensuite pour avoir le courage de l'appliquer sur la morsure béante. J'ai envie de pleurer mais ce qui sort ressemble plus à un rire étranglé. Dans la salle de bain, je trouve des comprimés de vitamine et des antibiotiques. Je consomme des deux.

En boitant, j'emporte tout ce que je peux porter, enfilant plusieurs épaisseurs d'habits ( enfin ! ).
Je vide un bidon de vinaigre et le rempli avec l'eau des toilettes. Je mange des bananes que je trouve au frigo.
« Désolé Evy, celles ci je ne les partagerai pas » Vocalise-je
Je prend aussi quelques livres au hasard dans le salon.

Je veux rentrer. En arrivant, je suis tout à fait déshydratée. Rien bu depuis un jour...
Je met le feu à un buisson, et commence a faire bouillir un peu d'eau dans une des canettes vides. Il y a 15 allumettes restantes.



Un cri aigu me fait renverser le contenu. Derrière moi se tient un homme ressemblant à Ronald du McDo. Il me griffe furieusement pendant que j'appelle Evy à l'aide en roulant. J'arrive à rentrer à l'intérieur. Encore une fois, Evy tire avec efficacité, pendant que je le frappe de mes bras ballants et meurtris le crieur.

J'ai tellement mal partout, tout devient difficile.



J'inspecte mes nouveaux habits à la recherche d'écoulement de sang. Non, pas hémorragie. Assoiffée je bois l'eau des toilettes telle qu'elle. Et ça fait du bien.

Evy dépèce le puma. Un orage a recommencé, nous devrons attendre pour faire cuire la viande, ou bien la manger crue. Je commence à préparer de l'amadou pour plus tard, mais la déprime s'installe : je ne peux plus.

« Evy, tu vois je m'attendais aux bombes. J'étais prête »

Everette se rapproche et s'accroupit près de moi.

Je continue : « J'imaginais peut être même quelque chose comme une guerre civile, mais ça... Ça se pourrait qu'on rêve ? »

Evy a les yeux dans le vague, elle parle doucement et fermement.

« Tu sais... tu ne me prenais pas au sérieux, il y a des choses qui ... »
« Oh arrête » l'interrompt je, « Pas tes théories mystiques... Dieu n'a rien a voir la dedans! »

Elle se relève. « Il a tout a voir. Il nous punit. Peut être qu'il nous test. Pour moi c'est le purgatoire : les morts et les vivants attendent ensemble le jugement divin »

Je secoue la tête et ouvre un livre. J'ai besoin d'une pause, après tout c'est moi qui ai failli mourir en allant ramenant des provisions.



Mais qu'est ce que c'est que cette merde, c'est vraiment tous les même ! Je balance le livre dans un coin.





Ah... voila, pour les personnes de goût. Je commence à m'évader en imaginant un défilé de mode, ou je serai reine. Des spasmes me ramènent sur terre. Je vomi de la bile, faute de mieux.



A ce moment quelqu un brise une vitre. Un homme en combinaison intégrale, le genre de combinaison pour les dangers chimiques ou nucléaires. Je suis tenté de croire qu'il s'agit de secours, mais l'insouciance avec laquelle il se mutile en grimpant la fenêtre, au lieu de tourner la poignée de la porte, me convainc du contraire.

Profitant qu'il lutte à passer fenêtre, casier et banc, nous le tabassons. Il porte une bouteille d'oxygène sur lui. Evy la montre :

« Prends en une bouffée, ça te fera du bien Claire »

Et puis, voyant ma réticence :
« C'est juste de l'oxygène, tu es déjà accro à l'oxygène non ? »

Elle a raison. J'en inhale une grande inspiration et sens que mon cerveau se réveille.
« Je dois m'occuper de mes blessures. » Conclu-je. « Ramènes moi des branches si tu veux m'aider »

Evy s'exécute, et avec quelques chiffons déchirés je m'improvise des attelles. Une pour chaque bras. Grâce a mon ancien boulot, l'ajustement est parfait.



L'après midi reste pluvieux. Evy chasse et revient avec des écureuils. Je fabrique des brochettes en os de puma pour préparer les écureuils lorsqu'il fera beau.



Mais au retour d'Everette, il pleut toujours. Nous décidons de faire un feu à l'intérieur, et partons chercher des pierres pour construire un foyer, afin de protéger le bâtiment.




De manière étonnante, nous avons beaucoup de mal à en trouver. Nous cherchons pendant des heures.

En fin d'après midi, j'entends une énorme explosion, trop grosse pour être un coup de feu. Ça vient du Sud-Est, en direction de la ville. Un petit nuage de fumée et de poussière flotte non loin, et en regardant en dessous j'aperçois quelques panneaux colorés.

Après un effort de mémoire, je me souviens d'une des vidéos de propagande ou l'on voyait des soldats déployer de tels panneaux. Et c'était pour signaler la présence de champs de mines... Je note l'emplacement approximatif dans ma tête et m'en éloigne.



Un gargouillement se fait entendre derrière moi pendant que je déterre une pierre. C'est un humanoïde à l'aspect maladif. Sa peau verte est très fine, et du liquide jaune coule dans ses veines enflées.

Je lui lance une pierre dans le ventre, elle déchire sa peau et une flaque verte bouillonnante s'en échappe aussitôt. Je cours pour reprendre un peu d'avance, lui relance une pierre. Je continue ainsi jusqu'à ce qu'il chute, incapable de bouger, et se vide entièrement de ses entrailles infectes.

Quand j'ai une vingtaine de pierres je rentre à l'abri. Evy s'est endormie en montant la garde, alors je descend aux réserves et commence à préparer un feu.




J'entrepose le peu d'affaires que nous avons récupéré jusque là à proximité. Je prépare même une couchette avec deux draps, une couverture, et un oreiller, sur un banc! Je fais cuire une bonne partie de la viande et fait bouillir de l'eau des toilettes pour l'assainir. J'ai encore faim, mais il faut en laisser pour Evy...





Ici la Partie 2

HungarianCerveza

haha la fille elle s'appelle levrette delacruz

hem

Je télécharge CDDA, j'y joue, et une fois que je me serai affranchi de tous les spoilers, je commenterai sérieusement  jvhap
"Je vais accrocher une carte du monde chez moi. Ensuite, je mettrai des punaises aux endroits où je suis déjà allé. Mais d'abord, je vais devoir voyager dans les deux coins en haut de la carte, pour qu'elle ne tombe pas par terre."
- Mitch Hedberg

Cody

Je pense que je vais aussi essayer un peu le jeu avant de lire. jvhap
Un jour Chuck Norris et Notaproblem ont fait un bras de fer. Le perdant devait faire l'objet de blagues nulles pour l'éternité.

Zeropol

Je suis ravi que ce soit une excuse pour l'installer  jvoui
Quand à l'histoire elle ne va pas disparaitre du jour au lendemain :)

Usul

Citation de: Zeropol le Juin 05, 2018, 12:39 am
Cette histoire contient des spoilers importants dès le départ, qui risquent de gâcher votre expérience de jeu.
Vous préférez peut être ne pas la lire.

Je ne vais pas la lire alors, merci pour l'avertissement. stkistuhm
Spoiler: MontrerCacher
Je plaisante, je lirai demain. jvhap

Kait

Voyons voir ça.

CiterMoi c'est Claire Nasse. J'ai 31 ans. J'ai.. J'avais une vie normale. Je travaillais comme infirmière pour une grande boite. Je me considère comme une femme intelligente, sensible, indépendante, subtile, propre, sexy, honnête, forte, drôle, affable, habile et qui a le sens pratique. Certaines personnes ne veulent pas le reconnaître et ça me blesse.

Putain sur le screen j'ai cru qu'elle était à poil à un moment. Autant dire que je suis très déçu. jvnoel

CiterMyopie + Hypermétropie

C'est physiquement possible ça, déjà ? jvhap

CiterSaute d'humeur + Mauvaise humeur

... Ce genre de fille. jvhap

CiterOn fouille l'abri au cas ou, mais il est aussi vide que le premier. Levrette se met à genoux pour...

jvouch2
... Ah non j'ai mal lu, ma faute.  jvpeur

CiterJe trouve exactement ce qu il me faut : un rouleau compresseur.

NOW WE'RE TALKING !  jvfou

CiterSuite du récit

Eh beh ça commence bien. jvhap
J'aime bien tes AAR Zero, je les trouve toujours agréable à lire, c'est assez simple et fluide je trouve.
Vivement la suite !

... Ah et y'avait des spoilers ?  jvnoel

Zeropol


CiterC'est physiquement possible ça, déjà ? jvhap
Ah ben je viens d'apprendre que non.. on peut etre les deux dans sa vie, mais pas en meme temps apparement :)


CiterJ'aime bien tes AAR Zero, je les trouve toujours agréable à lire, c'est assez simple et fluide je trouve.
jv:)  merci !

Quand aux spoilers du début, c'est surtout les journaux, l'ordre dans lesquels on trouve ingame peut changer nos theories. ( je veux dire j'ai bien aimé decouvrir les journaux et leurs infos contradictoires en commencant le jeu ) je vais editer pour enlever le "importants"

Cody

Ah bah si y a pas tant de spoil que ça je vais pouvoir lire alors.
Un jour Chuck Norris et Notaproblem ont fait un bras de fer. Le perdant devait faire l'objet de blagues nulles pour l'éternité.

Lefouin

Nice l'AAR. J'ai lu de travers pour l'instant mais je post déjà parce que ca à l'air d'être un gros morceau.

Zeropol

 
2042
7 jours après le cataclysme
Environ midi
Abri d'évacuation de Madrid






Il n'y a déjà plus de nourriture, et le bidon d'eau des toilettes est bientôt vide. Dehors on est encore en plein orage. Moi je vais mieux, cette nuit m'a fait beaucoup de bien ! Et malgré leur état, mes bras ne sont plus douloureux. Je montre à Everette une page de journal trouvée la veille.


« Tu vois ce sont des soldats GM, pas une punition divine.." Lui dis je avec une satisfaction malsaine.


« Tu ne comprends pas, Dieu n'intervient jamais directement... Mais je ne sais pas même pourquoi j'essaie de t'expliquer ça, tu m'énerves. »


Nous passons l'après midi à fouiller les bois au Nord de l'abri. Evy chasse un coyote, et je parviens à abattre un chien affaibli. En chassant un autre coyote, qui nous échappera, je suis gravement mordue à la tête.


Ça saigne, ça saigne, ça ne s'arrête pas... On commence à rentrer. Mais quand je commence à me sentir faible sur mes jambes, je me décide à cautériser la plaie. Ça fait un mal de chien, et une touffe de cheveux brûle et fond sur mon crane. Au moins, le saignement s'est arrêté. Quand je lève les yeux sur Evy, je suis surprise : elle semble attirée par ma blessure, la fixant avec un sourire étrange et une extrême concentration.


Nous trouvons aussi une autre page de journal :



Il est daté d'hier. Manifestement ces journaux sont distribués par des drones, car nous n'avons entendu aucun hélicoptère ou avion depuis notre arrivée à Madrid. Celui ci parle de secours, mais pas avant plusieurs semaines. Néanmoins avoir un message du gouvernement nous rassure un peu. Et ce journal laisse entendre que la catastrophe n'a touché que la Nouvelle Angleterre. Ça signifie que nous pouvons nous échapper !






Le soir nous partageons un bon repas de viande cuite et de légumes sauvages. Par contre nous terminons l'eau: en rapporter sera la priorité demain. En attendant, me confectionne un keffieh pour protéger mon crane meurtrit.


Nous sommes en pleine nuit mais Everette n'est pas fatiguée :


« je peux te prendre un bouquin s'il te plais Claire ? Celui sur les mitraillettes, en fait »


« Bien sur Evy, mais il n'y a plus d'électricité, et nous n'avons que peu de bois en réserve... »


Je lui amène quand même le livre en question, puis elle me répond :
« Le témoin de veille de l'ordinateur est allumé, en haut. Je crois que certains ordinateurs possèdent leur propre pile à plutonium. »


« Mince, tu aurais pu le dire avant ! »


Nous montons donc toutes les deux à l'ordinateur. Effectivement il est alimenté. L'écran produit une lumière à peine suffisante pour lire un livre, et le réseau Internet est quand même inaccessible.




A l'intérieur, il n'y a que peu d'informations : apparemment c'est une attaque biologique, et nous sommes censées utiliser des masques à gaz, mais ils sont absents.


Un bureau de gestion des urgences est mentionné, avec un numéro de téléphone inutile, et sans adresse. C'est vrai que nous ne déplacions plus que rarement, avant l'attaque..





Le livre parle des armes à feu et de leur utilisation. Cela m'intéresse aussi car je crains d'en avoir besoin, j'étais d'ailleurs inscrite pour un stage d'initiation, dans 3 semaines. Je le lit alors à voix haute. Et en fait, c'est intéressant ! Prises par le livre, nous y passons la nuit.


Au réveil le soleil est au zénith, je prend le bidon vide et me prépare à sortir. Evy décide de m'accompagner, à mon grand soulagement.


« C'est partit Claire, et on en profitera pour te trouver des chaussures, tu es toute écorchée. »


« Je ne vais tout de même pas porter des chaussures qu'un de ces trucs portaient ! C'est immonde ! »





Nous retournons à la maison déjà visitée, et terminons de vider l'eau des toilettes dans le bidon. Ce dernier n'est pas plein.





Je trouve par contre une culotte suffisamment propre pour être portée, un nécessaire à couture, et un briquet presque plein.



Un zombie nous surprend alors que nous examinions des véhicules semblant en bon état.
Je lui lance quelques pierres, des clous, puis il arrive à m'agripper, me mordre, et à détruire mon manteau ! Après l'avoir battu jusqu'à en faire de la bouillie, je prend immédiatement un comprimé d'antibiotiques.


La voiture électrique démarre du premier coup, les clef étaient sur le contact. 50 mètres au Sud un zombie marche en plein milieu de la route. Nous échangeons un regard complice et j'accélère à 80 km/h pour m'occuper du mort-vivant en toute sécurité.



Mais quand nous arrivons au croisement, Everette dit calmement :


« Ah, finalement ils doivent être une trentaine, fait attention »


Passant entre les voitures abandonnées, nous en écrasons quelques uns, puis je fais un frein à main pour faire demi tour.



« Hey tu t'en sors pas mal pour quelqu un qui n'a pas le permis. » Me félicite Evy.


« Merci ! » Dis je en ré-accélérant.



Nous percutons un zombie obèse, tellement lourd que nous encaissons un choc violent. Le pare-brise vole en éclat devant ma tête, le moteur tombe au sol, la carrosserie est projetée à plusieurs mètres.


« Merde » Jurons nous au même moment. Le véhicule va se caler gentiment contre un mur et nous devons commencer à nous battre.



Sur l'un des corps je trouve un pistolet, il y a 15 cartouches.


« Gardons le pour une urgence » Dit Evy en posant sa main sur mon bras, comme si la vingtaine de morts vivants nous fixant avec haine n'en était pas une.



Je crie quand un zombie incroyablement squelettique me mord un sein. C'est en fermant les yeux, avec mon canif, que je cautérise la plaie profonde. Quand je les ouvre, Evy est encore en train d'être absorbée par la blessure, au lieu de recharger son arbalète pour s'occuper des monstres qui arrivent.
Elle est glauque.



Un zombie avec des bras gigantesque m'arrache le pantalon, répandant le contenu des poches en le déchirant, heureusement que je venais de trouver une culotte !


Nous nous réfugions dans le bâtiment le plus proche pour échapper à nos poursuivants. Super, c'est une épicerie ! Elle est presque vide, mais ça nous sauvera peut être la vie dans quelques jours. Je saisi un chariot pour entasser tout ce qui pourrait être utile, et nous pouvons nous désaltérer avec une bonne bouteille d'eau. On en profite pour remplir le bidon et deux bouteilles aux toilettes.



Nous sortons discrètement et pillons une quincaillerie proche de la même manière. Je trouve des chaussures de sécurité pile à ma taille, des gants en caoutchouc et un casque de chantier. C'est à la dernière mode ! Evy cri soudain de douleur pendant que l'on fouille un chantier.




Elle est attaquée par deux monstres, rapidement plusieurs zombies qui étaient non loin finissent par réussir à détruire le grillage nous séparant, et rejoignent la bataille. L'un d'eux me brise la jambe, l'os sort et je me mets à saigner abondamment. Pendant que je suis au sol, les autres me lacèrent le torse et je reçois de nombreuses morsures.



Je crois que je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie, et Evy a aussi plusieurs morsures bien moches. Je lui donne un comprimé d'antibiotiques, me noue un chiffon autour de la jambe, et cautérise encore mon torse. Nous nous dépêchons de rentrer, le retour est un vrai calvaire.



Nous passons devant le champ de mine, apparemment l'explosion que nous avions entendu a ôté la vie à quatre écureuils, deux cerfs et une dinde qui se trouvaient là par hasard au même moment ! Nous ne prenons pas le risque d'aller récupérer leurs carcasses.

Remettre la fracture est extrêmement douloureux, mais voila... me voici avec une attelle aussi autour de la jambe...


Evy me tend une page de journal.





« Regarde ça, l'armée serait quand même dans le coin finalement ? »


Après l'avoir lu, je lui répond que je ne sais pas, mais que ça vaudrait le coup de les chercher quand on aura récupéré un véhicule. Je passe la soirée à bricoler diverses petites choses pendant qu'Evy monte la garde car elle a entendu des bruits.


Le lendemain Il pleut encore, et il ne fait pas si chaud. Nous sommes toutes les deux faibles, alors nous décidons d'aller faire de la cueillette dans la foret au lieu d'aller en ville.



Mais nous tombons sur un grand élan, ou plutôt, c'est lui qui nous tombe dessus. Il était mortellement blessé et fou de douleur, il m'a attaqué à vue. Il a détruit mon attelle du bras droit, ça ne va pas arranger mon état.



Au moins ça nous fait de la nourriture ! Nous le dépeçons, et ramassons tout ce que nous pouvons emporter, c'est à dire même pas la moitié de la viande, et rentrons.



Evy s'endort pendant que je cuisine, et c'est déjà la nuit. Angoissée, je n'arrive pas à dormir, alors je sort ( encore ) faire un footing. Cette fois je prend bien soin de ne pas me diriger vers Madrid.


Le jour se lève alors que je suis encore dehors. J'aperçois a la lisière de la foret un uniforme, alors je me rapproche, prudemment. Et c'est ce que je craignait : un soldat mort vivant... Il ne m'a pas encore vu. Non loin sont allongés les 6 cadavres de ses frères d'armes. A coté d'eux se meut une étrange créature.



Mais qu'est ce que c'est que ce truc ? C'est énorme, ça a l'air vivant, mais c'est translucide et on ne vois ni membres ni organes. J'attends derrière un arbre qu'il se déplace à une distance convenable, et fouille les corps des militaires.


J'enfile et emporte tout ce que je peux, je trierai plus tard. Eux je peux prendre leurs habits, ils n'ont pas été zombiefiés.



Mais dans ma hâte je ne vois pas le soldat se rapprocher, et j'utilise un fusil que je venais de prendre sur un des corps pour le stopper. Tirer me fait mal aux bras, mais 4 balles suffisent à clouer le soldat au sol. Je lui explose ensuite la cervelle avec la crosse. Sur le chemin du retour je vomi encore de la bile.


Evy m'engueule quand j'arrive:
« Ne sors pas toute seule pendant que je dors, Claire, tu as trois membres cassés. Tu nous mets toutes le deux en danger en faisant ça. »


« J'ai appris des choses et trouvé de l'équipement » me défend je. « Déjà, des militaires sont passés par là et il a peu de temps. Au moins sept. Ensuite, ils sont tous morts. L'un d'eux était un zombie, mais les autres semblaient bel et bien morts. J'ai aussi vu une grosse gelée bleue bouger, mais c'est trop bizarre à expliquer.. »




« Enfin, regarde un peu mes nouveaux habits. J'en ai aussi ramené pour toi bien sur. Et comment va ton bras ?»


« Ca va, » Grogne t elle « Grace aux antibiotiques. »


Je m'endors facilement.








2042
10 jours après le cataclysme
19:22:12
Abri d'urgence de Madrid





Je suis réveillée à la tombée de la nuit par l'orage qui reprend. Evy est levée depuis longtemps et insiste pour que nous allions à l'hôpital. Elle a raison, nous sommes sous équipés médicalement. D'un autre coté, la zone était remplie de morts vivants quand j'y suis allée.


« Tentons le coup »



On n'y voit vraiment pas grand chose, mais nous ne tombons sur aucun danger en arrivant.



Et puis nous nous rendons brièvement compte que nos sommes encerclés par des humanoïdes très furtifs, avant qu'ils ne se refondent dans la pénombre. Nous combattons un peu puis fuyons par un couloir.


J'ai à peine le temps de voir un monstre quelques mètres devant nous et je reçois un jet d'acide sur la moitié du corps. Quelques secondes plus tard un épais nuage toxique et nauséabond se répand. Nous toussons et courrons tant bien que mal pour s'échapper.


Alors que nos reprenons notre souffle en toussant, un mur en béton vole en éclat à l'autre bout de la pièce.



Un ogre lumineux en émerge dans un nuage de poussière. Nous prenons nos jambes à notre cou devant une telle démonstration de force.


Dehors la pluie a cessée. Nous passons près d'une voiture de police inutilisable, et j'en profite pour démonter les phares et les ceintures de sécurité.


Une fois en "sécurité" à l'abri, nous partageons ce que j'ai acheté aux distributeurs de l'hôpital, avec les CB volées. Oui, toutes les cartes sont sans contact, retenir un code est trop énervant, et puis on est en 2042 quoi. Je choisis de m'attribuer toutes les bouteilles de jus d'orange, car Everette sait que j'adore ça. Elle, elle monte sur ses grands chevaux, et ose sous entendre que j'ai toujours été égoïste et rabat joie.



Cela me met dans une colère noire, j'attrape une planche et commence à fracasser un banc, en lui rappelant que jusqu'à présent j'avais plus donné de ma personne qu'elle.



« Je t'avais même pris un livre à l'hôpital, toi qui aime bien les trucs religieux » Dis je en le cherchant dans le caddie et lui lançant.


« Mais tu te fous de ma gueule ? Je me casse. Je reviens quand t'en aura marre d'être conne »


« C'est ça, et ramène du pain » Pendant qu'elle claque la porte.


Pour me détendre, je vais lire devant l'ordinateur. Everette reviens vers 6h du matin, elle m'ignore et descend les escaliers. Je lis jusqu'à 13h30 et vais me coucher.



Dans les jours qui suivent, nous explorons un peu la foret au Nord-Ouest, et restons ensuite à proximité. Ainsi il y a des marais loin au Nord-Ouest, avec ce que cela implique comme quantité d'animaux et d'eau. Nous ne n'y aventurons toutefois pas.


Nous subissons quelques attaques d'animaux, dont un groupe de puma sur lequel je vide le chargeur du glock22 avec une efficacité qui m'étonne.


Nous trouvons beaucoup de nourriture, mais elle pourrie vite alors il fait souvent sortir. Les roulettes du chariot finissent par se casser à force d'être traîné dans la foret.



En retournant à l'hôpital pour faire le plein d'eau aux toilettes, de jour, nous restons éberluées par un étrange halo présent sur le parking.


La forme est scintillante, il a quelque chose de magnifique. On aperçoit furtivement comme un paysage incongru dans les reflets. Everette se signe religieusement pendant que l'ose m'approcher un peu plus proche, fascinée par la beauté de cette chose qui n'a rien à faire là.


Autour de ce qui ressemble à un miroir chatoyant, ou à un portail intangible, le bitume est sens dessus dessous, de gros blocs restent en suspensions dans l'air en vibrant légèrement.
Après un temps que nous n'avons pas pu mesurer, nous nous éloignons.


Mes membres brisés récupèrent durant cette période sans violence.



Après plusieurs essais infructueux, et pas mal de matériaux perdus, nous arrivons enfin à fabriquer une hache de fortune. Bientôt nous ne serons plus obligées de démonter les bancs de l'abri pour obtenir du bois !



En secret, je fabrique un pendentif en forme de croix, que j'offre à Everette. Après tout, si elle n'arrive pas à passer au delà de notre petite dispute, c'est à la personne la plus mature de faire le premier pas. Cela semble lui faire plaisir.


Nous profitons du calme relatif pour nous confectionner des objets de première nécessité, comme une planche à laver, un pied de biche improvisé, des serviettes de rechange,et un allumeur de feu à friction.



Alors que nous retournions encore chercher de l'eau, des blobs violets foncés, gélatineux, nous tombent dessus de toutes part. Une attelle se brise et j'entends à nouveau mon os craquer. Ces blessures vont s'éterniser...


« Bon sang mais qu'est ce que ces trucs font dans un hôpital ?! » me mets-je à râler en tenant mon bras


« Je suppose qu'on en extrait une substance médicale, et qu'ils se sont échappés depuis l'anarchie du cataclysme ? » Tente Evy.


« En tout cas, je n'en ai jamais entendu parler, et ils sont clairement agressifs »


Evy est en parfaite santé, je commence à être énervée qu'elle se débrouille toujours pour que les coups pleuvent sur mon corps parfait pendant qu'elle astique son arbalète.


Mes crises de mauvaise humeur deviennent plus fréquentes : en recousant mon soutien gorge je le détruit, mes mouvements étant trop brusques. Dépitée, je sacrifie quelques une de nos rares bouteilles plastiques pour fabriquer un entonnoir. Récupérer l'eau de pluie nous évitera de risquer nos vie en ville.



Un arc tout à fait basique fait avec une planche brûlée et deux ficelles, et des flèches fragiles me permettront j'espère de limiter les attaques aux corps à corps. Par contre, j'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne sais pas comment fabriquer un carquois, et puis lorsque je test l'objet, je me rend compte que mes bras brisés ne me permettent pas de l'utiliser.
Nous continuons à faire des stocks en attendant les secours, dormons parfois le jour, parfois la nuit.

Cody

Un jour Chuck Norris et Notaproblem ont fait un bras de fer. Le perdant devait faire l'objet de blagues nulles pour l'éternité.

Usul


Kait


Zeropol

 jvrire 

Qui aime bien troll bien on va dire
( il est plus court que le premier post j'ai hésité à poster )
( merde )

Kait

Non mais tkt taille réglementaire tout va bien. Je lis dans la journée pour ma part.  jvok

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